En Inde, le gouvernement central rejette l'ouverture légale aux "testaments de vie"

Publié le 11 octobre 2017
En Inde, le gouvernement central rejette l'ouverture légale aux "testaments de vie"

En Inde, le gouvernement central a déclaré ce mardi qu’il était opposé à l’autorisation des « testaments de vie ». Cette déclaration s’inscrit dans un débat autour de l’euthanasie active et passive qui a cours depuis 2011.

 

En 2011, le cas d’une infirmière demeurée état végétatif persistant pendant 42 ans avait été porté devant la Cour suprême qui avait donné l’autorisation d’une « euthanasie passive » : « le support artificiel à la vie peut être retiré aux personnes en état végétatif persistant ou souffrant d’une condition médicale irréversible ». Accompagnée par l’équipe médicale, elle est décédée en 2015 de « sa mort naturelle ».

 

Pour justifier la demande concernant les « testaments de vie » dans le cadre de l’ « euthanasie passive », ses détracteurs invoquent la possibilité de connaître les volontés de la personne et de « soulager les membres de la famille » quant aux décisions à prendre. Cependant le gouvernement central craint des « abus » conduisant à « négliger les personnes âgées, particulièrement si elles étaient riches » pour les considérer comme des « fardeaux inutiles ».  De plus, « comment vérifier la véracité d’un tel testament » ?

 

L’autre question concerne « le seuil de la douleur » et « les critères » permettant de procéder à une « euthanasie passive ». « Qui prendra la décision de retirer le ventilateur ? », s’interroge Misra, le chef de la Justice. « Avec une directive anticipée, cela pourrait devenir moralement possible ».

 

En janvier 2016, une loi visant à autoriser l’euthanasie dite « active », l’« acte délibéré de causer a mort à un patient en stade terminal de maladie » a été rejetée. 

The Hindu, Krishnadas Rajagopal, (11/10/2017) ; Indian Express, Ananthakrishnan G. (11/10/2017)