IVG : les Français réclament une politique de prévention
Alors que la « liberté d’avorter » a été inscrite dans la Constitution française il y a un an (cf. De la loi Veil à l’inscription de l’avortement dans la Constitution), un sondage IFOP réalisé pour l’association Alliance Vita et publié le 2 mars révèle que les Français ne considèrent pas cette pratique comme banale.
En effet, 65% des Français interrogés estiment que la société devrait davantage aider les femmes à éviter d’avoir recours à l’avortement. Pour 88% d’entre eux, et même 91% s’agissant des femmes, « un avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes » (cf. IVG : une femme témoigne « ce n’était pas « mon choix », mais « ma peur » »).
La France a recensé 243 623 avortements en 2023 (cf. France : 243 623 avortements en 2023, un chiffre encore en hausse). Un chiffre « préoccupant car avorter reste un acte que l’on préfèrerait éviter » pour 46% des Français. Ainsi, ils sont favorables à 80% à ce que le livret officiel remis aux femmes enceintes envisageant une IVG fasse figurer des « informations détaillées sur les aides destinées aux femmes enceintes et aux jeunes mères ». Et 81% se prononcent en faveur d’une « véritable prévention de l’avortement » ainsi que d’une « étude publique sur les causes, les conditions et les conséquences de l’IVG ».
A rebours de ce désir de prévention, le Planning familial milite pour la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG dans son plan stratégique pour 2023-2025 (cf. Accès à l’IVG : encore et toujours plus loin ?). L’association voudrait également, « dans un premier temps », une « harmonisation des délais européens à 24 semaines d’aménorrhée ». Ce qui constitue actuellement le délai le plus long en vigueur dans l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Suède et au Pays-Bas (cf. Avortement : 700 médecins anglais demandent une réduction des délais de 24 à 22 semaines).
Source : Aleteia (02/03/2025) – Photo : iStock