La mère porteuse a refusé d’avorter, un nouveau-né « gravement malade » finalement remis à ses commanditaires

Publié le 22 septembre 2026 . Mis à jour le 24 septembre 2026 à 10:40.
La mère porteuse a refusé d’avorter, un nouveau-né « gravement malade » finalement remis à ses commanditaires
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Dans une affaire opposant un couple de commanditaires californiens à leur mère porteuse, la Cour suprême du Texas vient de statuer que les « parents d’intention » d’un nouveau-né « gravement malade » pouvaient ramener l’enfant à Los Angeles.

Un diagnostic et une demande d’avortement

La mère porteuse, McKenna West, s’était rendue au Texas après qu’une échographie eut révélé que le fœtus souffrait d’un syndrome d’hypoplasie du cœur gauche – une grave malformation cardiaque congénitale. En effet, suite à ce diagnostic, les commanditaires, Nausheen Gilkar et Omar Ahmed, avaient demandé une interruption de grossesse (cf. Il manque deux doigts au bébé : une mère porteuse contrainte d’avorter). McKenna s’était alors rendue au Texas car l’avortement y est interdit[1], espérant être reconnue comme la mère de l’enfant en vertu de la loi texane. Elle craignait que les commanditaires transfèrent le nouveau-né dans un centre de soins palliatifs en Californie.

Le procureur général du Texas, Ken Paxton, est intervenu dans l’affaire, et les hôpitaux ont reçu l’ordre de prodiguer des soins vitaux à l’enfant à sa naissance le 12 août (cf. GPA : « Le monde des contrats a pris le pouvoir », prévient le professeur Marie-Anne Frison-Roche).

Une bataille judiciaire inter-Etats…

La garde a finalement été accordée aux deux commanditaires, la mère porteuse étant empêchée de « tout contact » avec l’enfant. Face à cette décision d’un tribunal californien confirmée en appel par un tribunal de Dallas, McKenna West a déposé une requête en urgence auprès de la Cour suprême des Etats-Unis pour les empêcher de quitter le Texas avec l’enfant. Le nouveau-né a déjà subi une chirurgie cardiaque et devra en affronter d’autres. Les commanditaires assurent qu’ils n’ont pas l’intention de le transférer en soins palliatifs.

Selon la justice, Nausheen Gilkar et Omar Ahmed « ont suivi à la lettre les recommandations des médecins ». Dès lors il n’existerait « “absolument aucune” inquiétude concernant la prise de décision médicale des parents ».

… et le refus de la Cour suprême d’intervenir

Mardi 22 septembre, la Cour suprême des Etats-Unis a fait savoir qu’elle refusait d’intervenir dans l’affaire. La juge Elena Kagan n’a pas fourni d’explications à cette décision.

Bien que déçue de cette décision, McKenna West s’est toutefois réjouie que « sa bataille juridique ait amené les parents biologiques à affirmer publiquement leur intention de s’engager à prodiguer des soins vitaux » à l’enfant.

[1] Selon les commanditaires elle avait dans un premier temps accepté d’avorter

Sources de la synthèse de presse : BioNews, Blair Sowry (21/09/2026) ; The Guardian, Uwa Ede-Osifo (20/09/2026 ; Texas tribune, Terri Langford (18/09/2026) ; Texas tribune, Terri Langford (22/09/2026)