La République dominicaine confirme l’interdiction de l’avortement dans son code pénal

Publié le 1 septembre 2025
La République dominicaine confirme l’interdiction de l’avortement dans son code pénal
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Le 31 juillet 2025, les députés de la République dominicaine ont adopté un nouveau code pénal introduisant des dispositions visant à « lutter contre des crimes tels que le féminicide, la cybercriminalité et la violence économique ». Une clause reste inchangée : l’interdiction totale de l’avortement dans le pays (cf. La République dominicaine s’oppose à l’avortement via la réforme de son Code pénal).

Le lendemain, le Sénat a également approuvé ce code à la « quasi-unanimité ». Les députés l’avaient voté par 159 voix contre 4. Le président Luis Abinader a promulgué la réforme le 3 août. Sa mise en œuvre est prévue pour le mois d’août 2026.

Un « devoir constitutionnel »

Pour les législateurs cette décision était un « devoir constitutionnel », « reflet de l’identité nationale ». L’article 37 de la Constitution dominicaine stipule en effet que « le droit à la vie est inviolable de la conception à la mort ».

L’Etat avait pourtant fait l’objet d’une « pression internationale intense » (cf. L’IVG, un droit ?). En effet, plus de 20 organisations, dont le Consortium latino-américain contre l’avortement à risque (CLACAI) et la Fédération internationale de planning familial, ont exhorté les parlementaires à modifier la législation. La Commission interaméricaine des droits de l’homme a elle aussi condamné l’interdiction des avortements dans l’Etat (cf. Salvador : la Cour interaméricaine confirme qu’il n’existe pas de « droit à l’avortement »).

Source : Aleteia, Daniel Esparza (19/08/2025)