La société américaine des chirurgiens plastiques s’oppose aux chirurgies de "transition de genre" chez les moins de 19 ans
Le 3 février, l’American Society of Plastic Surgeons (ASPS) a pris position contre les opérations de « transition de genre » chez les personnes âgées de moins de 19 ans.
Un rapport bénéfice / risque incertain
« L’évolution naturelle de la dysphorie de genre chez l’enfant reste mal comprise », affirme l’ASPS. Elle invoque un manque de preuves qui permettrait de démontrer que les bénéfices des chirurgies thoraciques, génitales et faciales chez les mineurs souffrant d’une dysphorie de genre l’emportent sur les risques (cf. Enfants « trans » : des études, des faits). En se basant sur un rapport du HHS[1] paru en mai dernier, l’Association souligne que « cette incertitude a des implications éthiques importantes : lorsque la probabilité d’une résolution spontanée est inconnue et lorsque les interventions irréversibles comportent des risques connus et plausibles, le respect des principes de bienfaisance et de non-malfaisance exige de privilégier une approche prudente ».
Des praticiens condamnés
Ce communiqué intervient quelques jours après qu’un jury de New York a condamné un psychologue et un chirurgien plasticien à rembourser la somme de 2 millions de dollars à une jeune femme pour « défaut de consentement éclairé » avant une double mastectomie (cf. 2 millions pour « faute professionnelle » : deux praticiens condamnés suite à la mastectomie d’une jeune Américaine). L’opération a eu lieu lorsqu’elle était encore adolescente.
En outre, suite aux mesures prises par l’administration Trump, interdire les opérations de « transition de genre » sur des personnes de moins de 18 ans devient pour les hôpitaux une condition de participation aux programmes Medicare et Medicaid (cf. IVG, genre : l’administration Trump annonce l’extension de la « règle de Mexico »).
L’ASPS se place « du bon côté de l’histoire »
La récente position de l’ASPS marque un changement : en 2019, elle estimait que les chirurgies de « transition de genre » pouvaient contribuer à améliorer la santé mentale des personnes transgenres (cf. Les chirurgies de changement de genre associées à une augmentation des suicides). Une évolution qu’elle explique fondée sur l’examen de nouvelles recherches. Selon une étude de 2023, chaque année aux Etats-Unis, un peu moins d’un adolescent sur 1000 subit une opération de « transition de genre » (cf. La chirurgie de changement de sexe : un marché qui dépasse le milliard de dollars).
Robert F. Kennedy Jr, secrétaire du HHS, félicite l’ASPS qui a « tenu tête au lobby de la surmédicalisation et défendu une science solide ». Le Dr Mehmet Oz, administrateur des Centers for Medicare & Medicaid Services, se réjouit lui aussi : « lorsque les manuels d’éthique médicale de demain seront rédigés, les interventions pratiquées sur des mineurs visant à refuser leur sexe seront considérées comme nous considérons aujourd’hui les lobotomies » Le médecin « félicite l’American Society of Plastic Surgeons de s’être rangée du bon côté de l’histoire en s’opposant à ces expériences dangereuses et non scientifiques ».
[1] Département de la Santé et des Services sociaux des Etats-Unis
Sources de la synthèse de presse : Medpage, Kristina Fiorce (03/02/2026) ; The Washington Times (04/02/2026)