Pilule de troisième génération: des points de vue toujours divergents

Publié le 9 janvier 2013
Pilule de troisième génération: des points de vue toujours divergents

 Ce mercredi, sur la radio Europe 1, le professeur Israël Nisand, gynécologue obstétricien  au CHU de Strasbourg "a appelé les femmes utilisant la pilule de 3ème génération à ‘ne pas changer de pilule’, les risques étant ‘minimes’ et les accidents ‘rares‘ ". Il a précisé: "les accidents sont extrêmement rares, tant avec les deuxième génération qu’avec les troisième génération (de pilules contraceptives). Ces accidents ont toujours existé, ils sont en revanche plus fréquent lorsqu’il y a une grossesse". 

Pourtant, "le syndicat de médecins libéraux FMF a décidé de porter plainte contre l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en vue d’obtenir le retrait des pilules troisième génération", selon un communiqué de Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, syndicat de généralistes et de spécialistes. Celui-ci précise: "si un médicament est dangereux et que le rapport bénéfice/risque est défavorable, ce médicament doit être suspendu ou retiré (…) le non remboursement n’enlève rien à sa dangerosité", se référant ici à l’annonce récente du ministère de la Santé, d’avancer le déremboursement des pilules de troisième génération au 31 mars 2013 (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 03/01/13). Pour le président de la FMF, si une telle procédure est engagée, c’est pour "obliger l’ANSM à argumenter clairement sa position […]". 

 AFP 09/10/13