Qui décide des traitements en fin de vie pour un patient inconscient ?

Publié le 1 mars 2025
Qui décide des traitements en fin de vie pour un patient inconscient ?

Lorsque le patient est inconscient et ne peut plus exprimer sa volonté, la loi française prévoit plusieurs dispositifs : les directives anticipées, la personne de confiance, l’avis de la famille, et enfin la collégialité médicale. L’objectif est de respecter au mieux la volonté du patient, tout en évitant l’arbitraire. En l’absence de directives, le médecin doit prendre une décision dans le respect de la dignité de la personne. La prudence, le discernement et le dialogue sont essentiels.

La loi Claeys-Leonetti renforce le poids des directives anticipées, documents écrits par le patient tant qu’il est conscient. Elles s’imposent au médecin, sauf en cas d’urgence vitale ou si elles sont manifestement inappropriées à la situation.

Le patient peut aussi désigner une personne de confiance, qui témoignera de ses souhaits. À défaut, l’équipe médicale consulte la famille ou les proches. En tout état de cause, la décision revient in fine au médecin, dans le cadre d’une procédure collégiale impliquant plusieurs professionnels.

Ce processus doit être guidé par le principe de proportionnalité des soins et le refus de l’acharnement thérapeutique. Mais il doit aussi se garder d’une dérive euthanasique, où l’arrêt des soins serait motivé non par leur inefficacité mais par une vision subjective de la « qualité de vie ».