Un bébé « trop noir » ? Un couple accuse une clinique de GPA de « trafic »
Au Kenya, un couple issu de la communauté indienne a porté plainte contre une clinique au début du mois de septembre, l’accusant de « trafic » (cf. Au Kenya, la GPA internationale en plein essor soulève la question d’une légalisation). Ayant eu recours à une gestation par autrui (GPA) pour avoir un enfant, ils considèrent que « la peau de l’enfant est trop noire ».
Un « contrat standard de GPA »
La directrice de la clinique Myra, le docteur Sarita Sukhija, affirme que « l’enfant a été conçu selon un contrat standard de GPA ». Le père a fourni ses gamètes et l’ovocyte a été obtenu à partir d’une donneuse « issue de la communauté indienne ». La mère porteuse a, elle, été « choisie par la clinique ».
Actuellement la pratique de la GPA ne fait l’objet d’aucune disposition législative au Kenya, dans un sens ou dans l’autre (cf. GPA « éthique » : une « tromperie sémantique »). Des contrats de droit privé fixent « les termes et les conditions » de ces « accords » où la mère porteuse doit renoncer à ses droits parentaux pour que les commanditaires adoptent l’enfant (cf. GPA : l’alerte des mères adoptantes).
La directrice de la clinique a refusé de fournir le contrat en question à la justice, au motif qu’il contient « des données médicales privées ».
Des charges rejetées
La Haute Cour de Nairobi a rejeté les charges qui pesaient contre elle mais le Dr Sukhija sera entendue par l’ordre des médecins du pays.
L’année dernière, un projet de loi sur « les technologies de procréation assistée » a été présenté au Sénat. Comme les deux fois précédentes où un texte prétendant « réguler la GPA » a été soumis aux élus, il a été rejeté (cf. « La GPA est un marché mondial qu’il faut abolir internationalement »).
Sources de la synthèse de presse : RFI, Gaëlle Laleix (16/09/2025) ; All Africa (16/09/2025)