Une étude associe « plusieurs types courants de contraception hormonale » et risque de méningiome
Une étude publiée dans la revue JAMA Network Open[1] a identifié une augmentation du risque de développer un méningiome associée à « plusieurs types courants de contraception hormonale » (cf. Plusieurs centaines de femmes, atteintes d’un méningiome lié à la prise d’un contraceptif, attaquent Pfizer).
Un risque qui diminue après l’arrêt de la prise de contraceptifs
Le risque le plus élevé a été observé avec les injections de médroxyprogestérone (cf. Le risque de méningiome à présent inscrit sur les notices du Depo-Provera). Les DIU[2] hormonaux à forte dose (contenant 52 mg de lévonorgestrel) ont également été associés à un risque accru de méningiome, en particulier chez les femmes qui les avaient utilisés pendant plus d’un an. Les DIU à faible dose, en revanche, n’ont pas montré d’augmentation du risque. Les contraceptifs oraux contenant des œstrogènes associés à un progestatif étaient associés à une « légère augmentation » du risque, et pour les mini-pilules progestatives, l’augmentation du risque était « spécifiquement liée au désogestrel » (cf. Contraception : le désogestrel augmente le risque de méningiome après 5 ans d’usage).
Les chercheurs ont constaté que l’augmentation du risque était la plus marquée chez les utilisatrices actuelles ou celles qui en avaient pris au cours de l’année précédente. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait après l’arrêt de la prise de contraceptif, le risque diminuait progressivement – cinq ans après l’arrêt du contraceptif, le surrisque disparaissait, sauf chez certaines utilisatrices de désogestrel. Ils ont également observé un risque légèrement plus élevé chez les femmes qui avaient été enceintes au cours de l’année précédant leur diagnostic, ce qui pourrait être lié à l’augmentation naturelle des taux hormonaux pendant la grossesse.
Des millions de femmes potentiellement concernées
Les méningiomes sont les tumeurs cérébrales les plus courantes chez l’adulte. Environ 90 % des cas de méningiomes sont bénins, mais la tumeur peut néanmoins entraîner des troubles tels qu’un déclin de la mémoire et des capacités cognitives, des crises d’épilepsie et des symptômes neurologiques. De plus, le traitement d’une telle tumeur implique une intervention chirurgicale et/ou une radiothérapie, deux options qui comportent des risques.
Les chercheurs ont obtenu leurs résultats en se fondant sur l’analyse des données de 3 millions de femmes issues des registres de santé nationaux danois sur une période de 25 ans. Selon les données de l’OMS de 2021, 874 millions des 1,9 milliard de femmes en âge de procréer dans le monde ont recours à des méthodes contraceptives. Et une grande partie d’entre elles contiennent des doses élevées de progestatifs.
[1] Nicklas Hasselblad Lundstrøm et al, Contraceptive Progestogens and Incident Meningioma, JAMA Network Open (2026). DOI: 10.1001/jamanetworkopen.2026.22603
[2] Dispositif intra-utérin ou stérilet
Source de la synthèse de presse : Medical Xpress, Sanjukta Mondal (07/07/2026) ; MedPage, Charles Bankhead (02/07/2026)