Avortement : les NIH mettent fin aux recherches utilisant des tissus fœtaux

Publié le 26 janvier 2026 . Mis à jour le 5 février 2026 à 18:07.
Avortement : les NIH mettent fin aux recherches utilisant des tissus fœtaux
© iStock - DMP

Le 22 janvier, les National Institutes of Health (NIH) ont annoncé mettre fin à l’utilisation de tissus fœtaux humains dans les recherches qu’ils financent. « Une étape importante dans les efforts déployés par l’administration Trump pour moderniser les sciences biomédicales et accélérer l’innovation »[1].

Ainsi, les fonds des NIH ne seront plus utilisés pour soutenir des recherches impliquant des tissus provenant d’avortements (cf. L’embryon : de l’avortement au matériau de laboratoire). Cette politique s’applique à toutes les recherches financées par les NIH, que ce soit à travers des subventions, des accords de coopération, des bourses diverses ou des contrats de recherche et développement.

Une volonté de « modernisation »

« Les NIH font entrer la science biomédicale américaine dans le XXIe siècle », affirme Jay Bhattacharya, directeur des NIH. « Cette décision vise à faire progresser la science en investissant dans des technologies de pointe plus aptes à modéliser la santé et les maladies humaines », insiste-t-il.

Depuis 2019, les recherches soutenues par les NIH utilisant des tissus fœtaux humains avaient diminué de façon constante, avec 77 projets financés pour l’exercice 2024. Dans le même temps, les progrès réalisés notamment dans le domaine des organoïdes et des organes sur puce ont créé des « alternatives solides » « tout en réduisant les préoccupations éthiques », expliquent les NIH. A condition toutefois que les organoïdes ne soient pas issus de cellules souches embryonnaires humaines (cf. Maladie de Parkinson, diabète : les CSEh en compétition avec les iPS ?).

Le directeur des NIH indique d’ailleurs prévoir de solliciter « prochainement » l’opinion publique quant aux biotechnologies émergentes afin « de réduire ou de remplacer » la dépendance à l’égard des cellules souches embryonnaires humaines, « dans le but de poursuivre la modernisation ».

Complément du 27/01/2026 : Les NIH ont publié leur appel à contribution en matière de recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines.

[1] NIH Announces Major Policy Shift to End Use of Human Fetal Tissue in NIH-Supported Research (22/01/2026)