Détresse post-avortement : une étude américaine vise à caractériser les risques
Une étude américaine publiée dans la revue Issues in Law & Medicine[1] a examiné la pertinence d’une échelle de 8 critères pour évaluer le risque de détresse post-avortement.
Les auteurs ont mené leur étude auprès d’un échantillon de femmes âgées de 41 à 45 ans. L’enquête a été réalisée en ligne et de façon anonyme. Au total, 22,6% des participantes avaient subi un avortement, « un taux comparable à la moyenne nationale ». Ces femmes ont été interrogées sur les « facteurs de risque » de détresse, parmi lesquels une pression du conjoint, de la famille ou une pression d’ordre financier, ainsi que, le cas échéant, sur des « effets négatifs »[2] qu’elles considèrent comme liés à leur avortement.
Au total 33% des femmes interrogées ont indiqué avoir voulu avorter, un acte « conforme à leurs valeurs et préférences ». En revanche, 43% disent avoir seulement « accepté » cette interruption de grossesse qui ne correspondait pas à leurs valeurs, quand 14% déclarent que leur avortement était « non désiré » et 10% affirment même avoir avorté sous la contrainte.
Selon les conclusions des chercheurs, les facteurs de risque expliquaient « 50% ou plus des conséquences négatives » vécues par les femmes ayant avorté. Les femmes les plus exposées à une détresse post-IVG sont celles qui se sentent contraintes de subir un avortement non désiré. Bien que la taille de l’échantillon[3] nécessite de confirmer ces travaux par d’autres études, les auteurs recommandent que les femmes envisageant d’avorter soient « évaluées afin d’identifier les facteurs de risque » prédictifs d’une détresse post-avortement. Selon eux, ne pas le faire « constitue une négligence médicale ».
[1] David C. Reardon et al., Risk factors predictive of post-abortion distress demonstrate that most abortions are contraindicated: A retrospective cross-sectional study, Issues in Law & Medicine 41(1), 13 Aug 2026 https://doi.org/10.70257/MFXM1168
[2] Sentiment de tristesse, impact sur la vie quotidienne…
[3] 226 femmes ont répondu à l’ensemble de l’enquête