La contraception bientôt gratuite dans le canton de Genève
Le 27 septembre, les électeurs du canton de Genève se sont prononcés à 58,5% en faveur d’une initiative intitulée « Pour une contraception gratuite ». La proposition socialiste concerne « tous les moyens contraceptifs dont l’efficacité est reconnue » : la pilule, les stérilets, les implants, les injections, les patchs, les anneaux vaginaux, ou encore les préservatifs. La pilule du lendemain est également considérée comme un contraceptif par l’initiative (cf. « Contraception d’urgence » : quelle information des femmes ?).
La mesure prévoit une prise en charge sans condition d’âge ni de revenu. Sa mise en œuvre reste toutefois à définir d’ici à 2028.
Pour les partisans de la disposition, il s’agit d’améliorer la « répartition d’une charge », « qui repose principalement sur les femmes ». Ses opposants ont au contraire dénoncé « un système « arrosoir », dont le coût est estimé à plus de 20 millions de francs par an[1] ». Ils soutiennent que « la contraception est une affaire privée » (cf. France : les préservatifs gratuits pour les jeunes dès le 1er janvier ; France : la contraception remboursée pour les mineures de moins de 15 ans).
Genève est le premier canton à accepter le principe de « gratuité universelle » pour la contraception. Celui de Vaud entend rapidement lui emboiter le pas : estimant que le coût annuel de la contraception s’élève à environ 300 francs suisses[2] « par personne concernée », des députés vaudois ont en effet déposé une motion auprès du Grand Conseil[3] pour en promouvoir la prise en charge.
[1] Soit environ 21 millions d’euros
[2] Environ 320 euros
[3] Parlement du canton
Sources de la synthèse de presse : Tribune de Genève, Aurélie Toninato (27/09/2026) ; Le Temps, Céline Zünd (28/09/2026) ; RTS (28/09/2026) ; 24 heures, Maude Benoit (01/10/2026)