Du sang de cordon issu de 9 donneurs : 96% de survie chez des patients atteints de leucémie dans un essai de phase II
Un essai clinique de phase II mené auprès de patients ayant subi une greffe de sang de cordon ombilical associée à un « complément » de cellules souches, elles aussi issues de sang de cordon ombilical, a montré que 27 des 28 patients (96 %) atteints de leucémies[1] ont survécu « au moins un an ». En outre, aucun des patients n’a présenté de réaction grave, aiguë ou chronique, du greffon contre l’hôte. Ces résultats ont été publiés dans le Journal of Clinical Oncology[2].
« C’est la première fois que des patients transplantés reçoivent des cellules provenant de ce qui équivaut à neuf êtres humains différents », détaille le Dr Filippo Milano, premier auteur de l’étude et directeur du programme de sang de cordon ombilical au Fred Hutch Cancer Center. De « nombreux » patients approchent désormais des deux ans après la greffe et « continuent d’afficher d’excellents résultats », affirme-t-il.
Des critères de compatibilité moins stricts
La greffe de sang de cordon ombilical est une alternative en l’absence de donneur compatible, car « les cellules souches présentes dans le sang de cordon ombilical ne nécessitent pas une compatibilité aussi stricte pour être sûres et efficaces » (cf. Sang de cordon : des cellules souches réparatrices). Cependant, la quantité de cellules contenues dans une unité donnée est souvent trop faible pour traiter un patient.
Dans le cadre de l’essai clinique, les scientifiques ont ainsi eu recours à un produit, appelé dilanubicel, qui combine des cellules souches sanguines isolées à partir de six à huit unités différentes de sang de cordon ombilical. Ensuite, en laboratoire, ces cellules sont cultivées pour qu’elles se développent et se multiplient avant d’être transférées au patient (cf. Leucémies : une molécule pour « multiplier jusqu’à 80 fois » les cellules souches du sang de cordon). Les cellules issues de ce produit « ne sont pas restées longtemps dans l’organisme », « mais elles ont toutes aidé à établir un nouveau système immunitaire sain chez le patient », explique le Dr Milano.
Des résultats globalement positifs
A la fin du suivi, à l’exception d’un patient, tous étaient en vie et en rémission. La cause du décès du patient qui n’a pas survécu n’est pas une rechute, indiquent les scientifiques. Un autre patient a, lui, fait une rechute 324 jours après la greffe. Il a alors reçu un nouveau traitement et est désormais en rémission depuis « au moins un an ».
L’essai clinique est désormais terminé mais le Dr Milano espère obtenir des financements supplémentaires.
[1] et de syndromes myélodysplasiques conduisant à une production insuffisante de cellules sanguines saines
[2] Safety and Clinical Outcomes of Pooled Donor, Non-Engrafting Expanded Progenitor Cells in Single-Unit Cord Blood Transplantation, Journal of Clinical Oncology (2026)
Source de la synthèse de presse : Medical Xpress, Fred Hutchinson Cancer Center (27/04/2026)