En Australie, le Queensland et le Territoire du nord se désengagent face aux bloqueurs de puberté
Le 21 décembre, le gouvernement de l’Etat du Queensland a annoncé maintenir pendant « au moins » les cinq prochaines années son interdiction des bloqueurs de puberté pour les adolescents qui souffrent de dysphorie de genre (cf. L’Alberta interdit les traitements de « transition de genre » pour les moins de 16 ans).
En attente des conclusions de la NHS
Le ministre de la Santé Tim Nicholls attend les résultats d’une étude menée par le NHS britannique sur les effets de ces traitements (cf. Le Royaume-Uni lance la première étude randomisée sur les effets des bloqueurs de puberté sur le cerveau). Les conclusions de l’étude doivent être publiées en 2031.
Une étude australienne confirme un rapport bénéfice-risque défavorable
Il justifie sa prudence en se référant à une étude indépendante menée dans l’Etat du Victoria par la psychiatre Ruth Vine. Les résultats de cette étude indiquent que les preuves d’une efficacité des bloqueurs de puberté dans l’amélioration de la santé mentale des jeunes patients sont « très limitées ». Tim Nicholls déclare également prendre en considération le fait que ces traitements ont des effets négatifs sur le développement du squelette et la fertilité.
Le Territoire du nord lui aussi revient à plus de prudence
Le même jour, le ministre de la Santé du Territoire du nord, Steve Edgington, s’est engagé à suivre la même voie. Sans prononcer d’interdiction, il a annoncé l’arrêt des financements publics consacrés à l’administration de bloqueurs de puberté et autres traitements hormonaux de « transition de genre » pour les mineurs. Les dépenses publiques doivent plutôt, selon lui, « assurer la prise en charge médicale des troubles psychiques et psychiatriques des jeunes ».
Sources de la synthèse de presse : ABC, Jason Walls et Joseph Hathaway-Wilson (21/12/2025) ; ABC News, Janelle Miles (19/12/2025) ; The Courier Mail, Tayla Fellows (19/12/2025)