En 2024, le nombre de femmes ayant avorté en Irlande est passé à 10 852. Ce chiffre, publié par le ministère de la Santé, représente le nombre le plus élevé d’interruptions de grossesse pratiquées depuis la modification de la loi à la suite du référendum de 2018 (cf. Référendum en Irlande : le gouvernement propose 21 clauses pour réguler l’avortement). En 2023 il était de 10 033 (cf. Irlande : nouvelle hausse du nombre d’avortements en 2023).
Les avortements médicamenteux très majoritaires
Sur les 10 852, 10 711 procédures étaient des avortements médicamenteux pratiqués jusqu’à 12 semaines de grossesse. Par ailleurs, 108 interruptions de grossesse ont été justifiées par « une anomalie fœtale mortelle diagnostiquée, susceptible d’entraîner le décès du fœtus ».
Vingt-quatre autres grossesses ont été interrompues en raison d’un risque pour la vie ou la santé de la mère, tandis que neuf IVG ont nécessité une « intervention d’urgence ».
Vers la suppression du délai de réflexion ?
Selon le Conseil national des femmes, environ 240 femmes se rendent chaque année au Royaume-Uni recourir à l’avortement. L’avocate Marie O’Shea a été chargée par le ministère de la Santé de mener une étude sur la mise en œuvre de la législation sur l’avortement trois ans après son entrée en vigueur, début 2019 (cf. Le Parlement Irlandais dépénalise l’avortement).
Parmi ses recommandations figure celle de rendre « facultative » la période d’attente de trois jours avant la prescription d’un produit abortif.
Source : The Irish Times, Sarah Burns (15/07/2025)