Japon : un médecin ayant euthanasié une femme atteinte de la maladie de Charcot condamné en appel
La plus haute juridiction du Japon a rejeté l’appel d’un médecin condamné pour avoir euthanasié une femme atteinte de sclérose latérale amyotrophique [1] en 2019 à Kyoto. Sa peine de 18 d’emprisonnement est ainsi maintenue (cf. Euthanasie : une peine de prison pour un médecin japonais).
Le praticien avait tenté de faire valoir que le déclarer coupable « violerait le droit constitutionnel à l’autodétermination ». Yoshikazu Okubo avait été condamné en mars dernier à 18 ans de prison par le tribunal de district de Kyoto pour avoir administré une dose mortelle d’un sédatif à Yuri Hayashi, une femme de 51 ans. Selon la Cour, cette femme « a été tuée dans un laps de temps si court qu’il aurait été impossible de procéder à un examen adéquat ou de confirmer l’intention ».
L’arrêt accuse Yoshikazu Okubo d’avoir « conspiré » avec un autre médecin, Naoki Yamamoto, pour administrer le sédatif (cf. Deux médecins japonais arrêtés pour l’euthanasie d’une patiente). Le praticien a également été reconnu coupable d’avoir tué le père de Naoki Yamamoto, âgé de 77 ans, en 2011. Naoki Yamamoto a quant à lui été reconnu coupable du meurtre de son père et condamné à 13 ans de prison en 2024.
Au Japon, la pratique de l’euthanasie est interdite.
[1] ou maladie de Charcot
Source : Kyodo News (12/06/2025)