« Joe Donor », le donneur de sperme qui agit dans l’illégalité depuis 12 ans, de nouveau débouté de sa demande
Robert Albon, alias « Joe Donor », a pour la quatrième fois été débouté de sa demande d’être reconnu comme le père de l’un des enfants qu’il a engendrés par don de sperme (cf. L’Américain « Joe Donor » se vante d’avoir 180 enfants mais n’obtient la garde d’aucun d’entre eux).
Un donneur qui agit en dehors du cadre légal
Robert Albon, un quinquagénaire américain, a pour habitude de publier des annonces sur Facebook et Instagram dans lesquelles il propose ses « services » de donneur de sperme. Il procède à des inséminations artisanales, hors de tout cadre réglementaire. « Joe Donor », comme il se surnomme lui-même, se vante d’avoir engendré plus de 180 enfants à travers le monde.
Une volonté d’évincer le nouveau « père » de l’enfant
En octobre 2025, Robert Albon a formulé la demande d’être reconnu légalement comme le père de N., né en 2021. A ce moment-là, la mère de l’enfant était en couple avec une autre femme. Les deux femmes avaient versé l’équivalent de 115 euros en espèces pour une première insémination qui n’a pas abouti, puis l’équivalent de 173 euros en bons d’achat Amazon pour une seconde tentative, cette fois-ci fructueuse.
« Joe Donor » a formulé sa demande après avoir découvert que la compagne de la mère de l’enfant déclarait désormais être un homme et avait été déclarée « père » de l’enfant.
Une demande rejetée car « contraire à l’ordre public »
Il est très rare qu’un tribunal aux affaires familiales ne rende public des noms de personnes impliquées dans des procédures. Dans ce cas, le tribunal a estimé qu’il agissait dans l’intérêt public, étant donné que l’homme se fait connaître à une vaste échelle sur les réseaux sociaux et dans les médias.
Le juge Sir Andrew McFarlane a rendu sa décision sur la base du passé de Robert Albon, marqué par les « comportements répréhensibles » envers les femmes qu’il a fréquentées en tant que donneur. Il ne lui fait pas confiance lorsqu’il promet de ne pas essayer de prendre part à la vie de l’enfant (cf. Des liens entre troubles psychiatriques et assistance médicale à la procréation ?).
Comme lors des précédents jugements, il a été constaté que la femme visée par la procédure montre une « grande anxiété » liée à sa « vulnérabilité » vis-à-vis du donneur. Les agissements de Robert Albon n’étant « motivés par aucun principe moral », sa reconnaissance en tant que père de N. serait « contraire à l’ordre public ». Sa demande a donc une nouvelle fois été rejetée.
Sources de la synthèse de presse : BBC, Gemma Dunstan (21/04/26) ; The Independent, Nina Massey (21/04/26) ; The Guardian, Robyn Winter (21/04/26)