Maladie de Parkinson : une équipe chinoise affirme avoir mis au point une approche « ultra-efficace »
Des scientifiques chinois ont mis au point une approche qu’ils affirment « ultra-efficace », mettant en œuvre des cellules souches pour traiter la maladie de Parkinson. L’équipe du professeur Shi Jiong de l’Université des sciences et technologies de Chine (USTC) est en effet parvenue à différencier les cellules souches pluripotentes induites (iPS) en cellules fonctionnelles avec un taux de 80%, contre 50% auparavant affirme le médecin. L’objectif est de « reconstituer » les neurones dopaminergiques perdus à cause de la maladie.
Remodeler les réseaux neuronaux
Les praticiens ont utilisé un « robot de neuronavigation » pour insérer un cathéter dans une région spécifique du cerveau du patient. Ils ont eu recours à des algorithmes d’IA personnalisés pour aider le robot à cartographier « automatiquement et précisément » les sites cibles et les voies optimales pour les greffes. Ils ont ensuite injecté des cellules précurseurs de neurones dopaminergiques dérivées d’iPS et « pré-préparées », appelées « NCR201 »[1].
« Nous les « plantons » dans le cerveau du patient et leur permettons de se différencier en nouveaux neurones dopaminergiques qui remodèlent les réseaux neuronaux du cerveau », explique le professeur.
« Un succès bien plus grand que prévu »
Six patients ont participé à cet essai de phase I qui a débuté mi-2025. Tous ont obtenu une « amélioration rapide de leurs symptômes, avec une augmentation significative et durable de la signalisation de la dopamine dans le cerveau ».
L’une des participantes à l’essai est une patiente du nom de Li. Agée de 37 ans, elle a commencé à perdre le contrôle de ses fonctions motrices à l’âge de 22 ans seulement. Deux mois après le traitement, les symptômes de Li, notamment les tremblements et la rigidité, avaient considérablement diminué. Trois mois après le traitement, elle a repris une vie normale.
Le résultat fut « un succès bien plus grand que prévu ».
Des défis encore à relever
Le Pr Shi Jiong tempère toutefois : des défis restaient à relever, tels que la détermination du taux de survie et de la persistance fonctionnelle de ces cellules régénératives.
Pour répondre à ces questions, son équipe prévoit de recruter davantage de patients pour mener des études à plus grande échelle.
NDLR : Ces travaux n’ont pas encore fait l’objet d’une publication scientifique.
[1] Mises au point par la société Nuwacell
Source de la synthèse de presse : South China Morning Post, Dannie Peng (07/12/2025)