Nexplanon : le nombre de « déplacements » de l'implant contraceptif du bras vers l'artère pulmonaire en baisse

Publié le 15 juin 2025
Nexplanon : le nombre de « déplacements » de l'implant contraceptif du bras vers l'artère pulmonaire en baisse

Le 13 juin, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a rapporté 68 cas de « déplacements » de l’implant contraceptif Nexplanon [1] du bras vers l’artère pulmonaire, entre le début de sa commercialisation en 2001 et la fin de l’année fin 2023. Depuis les actions entreprises en 2020 pour « réduire ce risque », le nombre d’incidents a pu être diminué. L’ANSM surveille depuis 2016 ce risque « très rare mais grave » (cf. Migration d’implants contraceptifs : nouvelle alerte de l’ANSM).

Entre 2020 et 2023, le nombre de cas est passé à 0,73 pour 100.000 implants vendus après avoir atteint 2,60 pour 100.000 implants entre 2013 et 2019. En janvier 2020, plusieurs mesures avaient été mises en place « comme l’information sur la procédure d’insertion et de retrait de l’implant ». En dépit de cela, des cas, qualifiés de « très rares », continuent d’être recensés.

Nexplanon est le seul implant contraceptif commercialisé en France. Avant la pose du dispositif, la patiente doit être « sensibilisée au risque de migration et être capable de palper elle-même l’implant » afin de s’assurer « une à deux fois par mois » que l’implant reste bien en place, préconise l’Agence. Et si elle présente des « symptômes évocateurs d’une migration pulmonaire : douleur thoracique et/ou des difficultés respiratoires, toux, parfois avec du sang dans les crachats (hémoptysie) », elle doit consulter un médecin (cf. Royaume-Uni : un implant contraceptif lui fait perdre l’usage de son bras).

En 2019, selon l’ANSM, « environ 200.000 femmes » avaient recours à cet implant chaque année.

 

[1] Inséré juste sous la peau vers l’intérieur du bras, l’implant mesure 4 cm de long pour 2 mm de diamètre.

Sources : AFP (13/06/2025), ANSM, communiqué (13/06/2025)