Nouvelle levée de fonds pour New Limit, une start-up d’édition épigénétique contre le vieillissement

Publié le 9 juin 2026
Nouvelle levée de fonds pour New Limit, une start-up d’édition épigénétique contre le vieillissement
© iStock

New Limit est une start-up fondée par Brian Armstrong, milliardaire à la tête de la plateforme de cryptomonnaie Coinbase (cf. Embryons génétiquement modifiés : le milliardaire Brian Armstrong veut financer une start-up). Elle travaille à la « lutte contre le vieillissement cellulaire » en utilisant l’édition épigénétique (cf. L’édition épigénétique, une technique moins risquée ?). Son objectif n’est pas tant l’allongement de l’espérance de vie (lifespan), que l’allongement de l’espérance de vie en bonne santé (healthspan).

Des investissements des milliardaires

L’entreprise n’a pas encore lancé de produit sur le marché – des études cliniques sont prévues cette année – néanmoins elle vient de lever 435 millions de dollars, pour atteindre une valorisation totale de 3,1 milliards de dollars.

Loin d’être seul à œuvrer dans le domaine, Brian Armstrong évolue aux côtés de Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, investisseur auprès de l’entreprise Altos Labs qui a déjà levé un total de 6 milliards de dollars (cf. Altos Labs : l’entreprise qui promet la jeunesse éternelle et attire les milliardaires).

En 2022, Sam Altman, PDG d’OpenAI, a quant à lui investi 180 millions de dollars dans l’entreprise Retro Biosciences, qui développe des « traitements » destinés à freiner le processus du vieillissement cellulaire. Sa valorisation s’élève à 1,8 milliard de dollars (cf. « Reprogrammation cellulaire » : remonter le temps pour traiter des maladies ?).

« Traiter le vieillissement », de la médecine préventive ?

La Food and Drug Administration (FDA) n’a pas accordé d’autorisation de commercialisation à ces produits, mettant en avant le fait que le vieillissement n’est pas une maladie (cf. « L’âgisme a un impact négatif sur toutes les générations »). Les entreprises de biotech consacrées à la question estiment quant à elles que le vieillissement est en lui-même à l’origine de nombre de pathologies.

Avec l’âge, les cellules remplissent moins bien leur fonction. Les hépatocytes, ou cellules hépatiques, sont par exemple moins aptes à traiter les molécules présentes dans l’alcool et la caféine. New Limit a ainsi décidé de freiner cette évolution et de développer un « traitement » visant en particulier une maladie du foie liée à la consommation d’alcool.

Le directeur général de l’entreprise, Jacob Kimmel, explique qu’« avoir un foie rajeuni limite drastiquement les effets de la maladie », laquelle ne serait que l’accélération du vieillissement que l’on observe d’une manière générale (cf. « Reprogrammation cellulaire » : remonter le temps pour traiter des maladies ?). New Limit déclare avoir une « approche scientifique » qui repose sur la reprogrammation épigénétique. La start-up développe ainsi un « traitement » à base d’ARN messager qui devra agir sur la méthylation des gènes identifiés.

Source de la synthèse de presse : Wall Street Journal, Xavier Martinez (02/06/2026)