La recherche sur l’embryon a-t-elle permis des avancées médicales ?

Publié le 1 mars 2025
La recherche sur l’embryon a-t-elle permis des avancées médicales ?

À ce jour, la recherche sur l’embryon humain, et en particulier sur les cellules souches embryonnaires, n’a pas débouché sur des thérapies validées. Si elle a enrichi la connaissance du précoce, ses promesses médicales, qui ont pourtant justifié en 2004 l’ouverture de la législation, restent largement théoriques. En revanche, les cellules souches adultes ou cellules pluripotentes induites (cellules iPS) ont déjà permis plusieurs applications cliniques. Cela invite à repenser les priorités en matière de financement et d’éthique, et à privilégier les recherches respectueuses de la vie humaine. Les avancées ne peuvent justifier des pratiques qui détruisent un être humain en devenir.

La recherche sur les cellules embryonnaires a souvent été présentée comme une panacée, capable de réparer les tissus lésés, de soigner les maladies neurodégénératives, ou même de permettre une médecine personnalisée. Pourtant, ces espoirs ne se sont pas concrétisés. La plupart des protocoles restent à un stade préclinique. En revanche, les cellules adultes (hématopoïétiques, mésenchymateuses) ou reprogrammées (iPS) ont déjà conduit à des greffes et à des essais cliniques réussis.
Cette disproportion entre les attentes et les résultats soulève des interrogations : pourquoi persister dans une voie éthiquement discutable, alors que d’autres approches, plus prometteuses et respectueuses de la vie humaine, existent ? Cette question mérite d’être posée au regard des investissements publics et de l’orientation des politiques de recherche.
La science n’est pas neutre. Elle doit choisir ses chemins. Et le progrès véritable est celui qui respecte l’homme dans toutes les étapes de son existence.