Quelle est la définition exacte de l’IVG et de l’IMG selon la loi française ?
L’interruption volontaire de grossesse (IVG) désigne la provocation de la mort prématurée de l’embryon ou du foetus au cours de son développement. En 2025, dans la loi française, l’IVG est possible pour toute femme enceinte jusqu’à 14 semaines de grossesse (16 semaines d’aménorhée) sans condition médicale.. L’interruption médicale de grossesse (IMG), elle, peut être pratiquée jusqu’à terme si la vie de la mère est en danger ou si l’enfant à naître est atteint d’une pathologie grave et incurable. La loi française emploie le terme « interruption », mais il s’agit bien de la suppression d’une vie en développement, ce qui soulève de profonds enjeux éthiques quant à la reconnaissance de la dignité humaine dès la conception.
L’IVG est régiepar l’article L.2212-1 du Code de la santé publique qui prévoit que toute femme enceinte qui souhaite ne pas poursuivre la grosse peut demander à un médecin l’interruption de sa grossesse avant la 14ème seaine de grossesse. Aucune justification n’est exigée. L’acte peut être réalisé par un médecin ou une sage-femme, mais la clause de conscience reste garantie (article L.2212-8 CSP).
L’IMG, prévue à l’article L.2213-1 CSP, peut être pratiquée à tout moment si deux médecins confirment que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la mère, ou que l’enfant présente une affection grave et incurable. Dans les faits, des IMG sont réalisées jusqu’à 8 ou 9 mois, notamment pour des diagnostics de trisomie 21.
Le langage juridique masque souvent la réalité : l’IVG et l’IMG aboutissent toutes deux à la mort de l’embryon ou du fœtus. Ce glissement sémantique évacue la réalité humaine de l’enfant à naître, pourtant membre à part entière de l’humanité, porteur d’un patrimoine génétique humain et bénéficiaire de la dignité propre à tout être humain.