Un robot humanoïde bientôt capable d’opérer un patient à distance ?

Publié le 15 juillet 2026
Un robot humanoïde bientôt capable d’opérer un patient à distance ?
© iStock - snorkulencija

Une équipe d’ingénieurs et de chirurgiens de l’Université de San Diego, en Californie, a annoncé la réussite de deux opérations chirurgicales réalisées dans le cadre d’essais pré-cliniques grâce à des robots humanoïdes commandés à distance. Ces résultats ont été publiés dans la revue Nature[1].

La première opération était une ablation de la vésicule biliaire effectuée par un « binôme humain-robot », le robot ayant fonction d’assistant. La seconde était effectuée par deux robots « travaillant en collaboration » et téléguidés par des chirurgiens. Ces essais ont été menés sur un cochon (cf. Vers le pilotage de robots par des cerveaux humains ?).

Un robot polyvalent

Le modèle employé, « Surgie », est en réalité polyvalent. Il s’agit du robot G1 de l’entreprise chinoise Unitree, qui se distingue par ses capacités de locomotion et de manipulation fine d’objets grâce à sa flexibilité et des capteurs sensoriels qui permettent l’ajustement de sa force de préhension (cf. La Chine veut s’imposer sur le marché des robots humanoïdes). Il est aussi capable de simplement tendre les instruments à un chirurgien pendant l’opération et de ranger et nettoyer le bloc opératoire (cf. Des avancées vers la conception de robots souples et dotés de mouvements).

Un robot chirurgien maniable et abordable

« Surgie » mesure 1m50, pèse 27 kg et peut se plier pour être transporté plus facilement. Sa mise en place dans un bloc opératoire standard ne prend que quelques minutes. Si son efficacité se confirmait, il pourrait remplacer des plateformes chirurgicales robotisées de plus de 800 kg qui nécessitent des espaces spécialement aménagés et une équipe technique dédiée pour chaque installation.

Surgie a aussi l’avantage de ne coûter que 13.000 dollars, contre plus de 700.000 dollars pour la plateforme Da Vinci actuellement en usage.

Un moyen de lutter contre les « déserts médicaux » ?

Ces robots chirurgiens sont destinés à être employés dans des environnements difficiles d’accès pour des équipes médicales transportant des équipements lourds, dans des contextes de conflits armés, de catastrophes naturelles, dans de futures stations spatiales. Mais aussi « simplement » dans les « déserts médicaux ».

[1] Zekai Liang, In vivo feasibility study of humanoid robots in surgery, Nature (2026). DOI: 10.1038/s41586-026-10796-x

Sources de la synthèse de presse : Medical Xpress, Gabi Clark (8/07/2026) ; Forbes, John Koestier (10/07/2026) ; Upday News (14/07/2026)