FIV : des taux de succès en hausse, et très variables en fonction de l’âge

Publié le 13 juillet 2026
FIV : des taux de succès en hausse, et très variables en fonction de l’âge
© iStock - Piyaphorn Promnonsri

Selon une étude australienne à paraitre dans la revue Human Reproduction et présentée lors de la 42e conférence annuelle de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), « les traitements de FIV modernes permettent désormais d’atteindre des taux de réussite nettement supérieurs à ceux des méthodes antérieures, tout en réduisant considérablement le nombre de grossesses gémellaires et de triplés ».

Les conclusions des chercheurs reposent sur l’analyse des résultats obtenus chez plus de 18.000 femmes ayant entamé leur premier cycle de FIV entre janvier 2012 et décembre 2021 au sein sept cliniques de fertilité australiennes, et suivies jusqu’en décembre 2023. Les scientifiques affirment que les pratiques cliniques « modernes » ont permis d’atteindre un taux cumulé de naissances vivantes de 68,2% sur trois cycles de traitement. Dans 95,3% des cas, un seul embryon a été transféré. Les études antérieures rapportaient des taux cumulés de naissances vivantes allant de 53 à 59%.

Le développement du « freeze-all »

« Le changement majeur a été le passage de la culture au stade de blastocyste[1] comme exception à son adoption comme norme », analyse le Dr Dean Morbeck, auteur de l’étude. « La culture au stade de blastocyste a également gagné en efficacité grâce à la vitrification, qui a considérablement amélioré la survie des embryons après congélation et décongélation, rendant les résultats des transferts d’embryons congelés comparables à ceux des transferts d’embryons frais », indique le chercheur.

Ce qui a permis de « mettre en œuvre des stratégies telles que le protocole « freeze-all »[2], où les embryons sont transférés un par un à une date ultérieure, plutôt que lors du cycle de stimulation initial » (cf. FIV : le risque d’obésité augmenté par le recours à des embryons congelés ; Embryons congelés : un risque plus élevé d’hypertension artérielle ; PMA : un risque accru de pré-éclampsie avec le transfert d’embryons congelés).

De « bons » résultats obtenus sans DPI-A

Les résultats des chercheurs montrent en outre que les taux de réussite varient en fonction de l’âge : allant d’un taux cumulé de naissances vivantes de 84,5% pour les femmes de moins de 35 ans à 30,1% pour celles âgées de 41 et 42 ans. Ce taux était de 74,4% pour les femmes de 35 à 37 ans, et de 57,7% pour celles entre 38 et 40 ans.

Les résultats de l’étude suggèrent également qu’« il est possible d’obtenir de bons résultats en FIV sans recourir systématiquement au dépistage génétique préimplantatoire des aneuploïdies (DPI-A) – un test utilisé pour dépister les anomalies chromosomiques chez les embryons avant leur transfert – chez toutes les patientes » (cf. « Promouvoir le DPI-A aujourd’hui, c’est ignorer les progrès de la recherche »). Alors que le DPI-A a été utilisé « au cours d’un ou plusieurs cycles de traitement chez 25% des femmes incluses dans l’étude », le Dr Morbeck souligne que « la plupart des naissances vivantes avaient eu lieu sans dépistage génétique systématique des embryons ».

[1] l’implantation est effectuée après un développement embryonnaire in vitro jusqu’au jour 5 ou 6

[2] Où la totalité des embryons est congelée

Sources de la synthèse de presse : Medical Xpress, European Society of Human Reproduction and Embryology (07/07/2026) ; News medical, European Society of Human Reproduction and Embryology (07/07/2026)