Il manque deux doigts au bébé : une mère porteuse contrainte d’avorter
Lors d’un forum sur la gestation par autrui (GPA) qui s’est tenu aux Etats-Unis, Olivia Maurel, elle-même née après une GPA, a dénoncé l’avortement subi par une mère porteuse en raison d’une malformation mineure de l’enfant qu’elle portait. Au cours du troisième trimestre de la grossesse, une échographie a révélé qu’il manquait deux doigts à l’enfant. Les commanditaires ont exigé qu’elle avorte car « ils ne voulaient pas avoir un enfant avec cette condition » alors même que celle-ci n’était pas incompatible avec la vie.
Une clause de contrat non négociable
La mère porteuse avait initialement refusé l’avortement car elle était prête à garder l’enfant. Or, les avocats lui ont adressé une lettre « exigeant le respect du contrat » sous peine de poursuites judiciaires et de suspension de paiements. Face à la pression, elle a finalement cédé et s’est soumise à l’IVG.
Olivia Maurel rappelle que « les clauses d’avortement sont fréquentes dans les contrats de gestation pour autrui ». Elle réclame l’abolition de cette pratique au niveau international (cf. GPA : « la seule solution est l’abolition »).
Source de la synthèse de presse : El Debate, José Antonio Méndez (04/05/2026)