« Il n’est ni souhaitable ni sain d’entraver le développement d’un enfant » : en Argentine, l’Académie de médecine s’oppose aux « transitions de genre » des mineurs

Publié le 18 novembre 2025
« Il n’est ni souhaitable ni sain d’entraver le développement d’un enfant » : en Argentine, l’Académie de médecine s’oppose aux « transitions de genre » des mineurs
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En Argentine, l’Académie nationale de médecine a pris position contre les traitements de « transition de genre » pour les mineurs (cf. Changement de genre chez les mineurs : l’alerte de l’Académie de médecine).

Des traitements « déconseillés » en raison de leurs « conséquences néfastes » sur la santé

« L’Académie estime que sa position éthique et scientifique doit être conforme aux principes de respect de la vie et de la nature humaine qui ont façonné ses deux siècles d’histoire dans notre pays, explique-t-elle. En conséquence, elle n’approuve aucun traitement, qu’il soit médical – par le biais de bloqueurs de puberté ou de thérapies hormonales pour la masculinisation ou la féminisation du corps – ou chirurgical, visant à modifier le sexe. »

Au-delà, compte tenu des « conséquences néfastes de ces traitements sur la santé physique — souvent irréversibles — et la santé psychologique, notamment un pourcentage élevé de dépressions ultérieures », l’Académie les « déconseille » (cf. Dysphorie de genre chez l’enfant et l’adolescent : « ne pas promouvoir des traitements expérimentaux et inutilement invasifs »).

Une « promesse illusoire »

Insistant sur l’absence de données scientifiques en faveur de l’administration de ces traitements, l’instance argentine qualifie ces interventions de « promesse illusoire qui remet en cause le sexe biologique réel en tentant de le remplacer par la perception sociologique et volontariste incohérente du genre ».

« La prise en charge de ces enfants et adolescents souffrant de dysphorie de genre exige une approche globale, centrée sur eux et leurs familles, avec des réseaux de soutien solides et une étroite collaboration avec les services de santé mentale », préconise l’Académie.

Des « manipulations dangereuses » qui « découlent de conceptions erronées de l’identité masculine et féminine et les renforcent »

« Ces manipulations dangereuses – qui découlent de conceptions erronées de l’identité masculine et féminine et les renforcent – sont contraires à la doctrine éthique et scientifique établie de l’Institution », insiste l’instance. « Il n’est ni souhaitable ni sain d’entraver le développement d’un enfant lors de son passage à l’âge adulte », rappelle-t-elle.