iPS : une nouvelle méthode pour produire des cellules immunitaires
Des chercheurs de l’Université de médecine de Hanovre (MHH) ont mis au point une méthode permettant de produire « efficacement » des cellules immunitaires humaines, telles que les macrophages, dans des bioréacteurs de taille moyenne. Ces cellules immunitaires peuvent être dérivées de cellules souches pluripotentes induites (iPS) et jouent un rôle important dans la recherche sur les maladies et le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Cette méthode vient d’être publiée dans la revue Nature Protocols[1].
Les macrophages jouent un rôle central dans le système immunitaire humain. Ils sont indispensables pour se défendre contre les agents pathogènes et pour réparer les tissus endommagés. De plus, ils sont déjà utilisés en thérapie clinique, par exemple dans le traitement des maladies du foie. Les scientifiques étudient également d’autres applications potentielles, notamment pour le traitement des maladies infectieuses, de l’inflammation, du cancer, ainsi que des maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer. Les macrophages peuvent également servir pour tester la pureté, la sécurité et l’efficacité des médicaments.
Grâce à la méthode mise au point, les cellules iPS continuent de se différencier dans un milieu de culture et forment des agrégats cellulaires, appelés organoïdes, en l’espace de 14 jours. Ces structures, qui ressemblent à la moelle osseuse, libèrent ensuite des macrophages « de manière continue ». « Nous pouvons récolter jusqu’à 40 millions de cellules immunitaires par bioréacteur chaque semaine pendant une période de 10 semaines », explique le professeur Lachmann à l’origine de ces travaux.
[1] Fawaz Saleh et al, Harnessing intermediate-scale bioreactors for next-generation macrophage production and application, Nature Protocols (2026). DOI: 10.1038/s41596-025-01313-x
Source de la synthèse de presse : Phys.org, Inka Burow, Hannover Medical School (23/04/2026)