Québec : l’Etat a payé sa « transition » mais ne prendra pas en charge sa « détransition »
« J’étais soutenue pendant ma transition pour devenir un gars lorsque j’avais de 13 à 17 ans », raconte Rose Guérin, une Québécoise de 21 ans. La jeune femme a commencé à prendre des bloqueurs de puberté à 13 ans et de la testostérone à 14 ans (cf. Royaume-Uni : une jeune femme poursuit la clinique où elle a subi une « transition de genre »).
Devenue « Maxime », elle s’est fait enlever les deux seins à l’âge de 16 ans. Des « traitements » pris en charge par l’Assurance maladie (cf. L’Assurance Maladie condamnée à verser 2 000 euros pour ne pas avoir pris en charge une « transition de genre »).
« J’avais toujours été juste une fille très mal dans sa peau »
Alors qu’elle devait subir « la grande opération », à 17 ans, Rose Guérin fait machine arrière : « J’ai fondu en larmes et j’ai appelé ma mère pour lui dire que je n’étais pas un gars, que j’avais toujours été juste une fille très mal dans sa peau », confie-t-elle.
« Il n’y avait soudainement plus de services pour moi », déplore la jeune femme qui a été diagnostiquée avec un « trouble de la personnalité limite » (cf. Autisme et genre : associations et praticiens alertent).
Pour éliminer sa pilosité, retrouver une voix féminine et reconstituer des seins, elle devra payer « au moins 30 000 $ ». « Les chirurgies de féminisation du visage ou de la voix et les traitements d’épilation au laser ne sont pas couverts, que ce soit dans un processus de transition ou de détransition », argumente Marie-Claude Lacasse, du ministère de la Santé et des Services sociaux.
« Chaque fois que je partage mon expérience, je reçois des injures ou des incitations au suicide »
« J’ai un torse plat avec deux grandes cicatrices et je ne pourrai jamais allaiter, mais en arrêtant les hormones, je suis redevenue fertile », indique la jeune femme qui précise ne pas être « anti-trans ».
« Je dis juste que ça a été une erreur pour moi », explique-t-elle. Pourtant, « chaque fois que je partage mon expérience, je reçois des injures ou des incitations au suicide », témoigne Rose. « Mais je n’ai pas envie de me taire » (cf. Transidentité : « au détriment de la liberté d’expression, c’est la liberté de suppression qui prévaut »).
D’après les données de Statistique Canada, environ 0,33 % de la population des plus de 15 ans se déclare comme « trans » ou « non binaire ». Les cas de détransition sont « difficiles à chiffrer ». Selon une étude de l’Université York les évaluations vont de 1 % à 30 %.
Source de la synthèse de presse : Journal de Québec, Louis-Philippe Messier (05/05/2026)