Italie : un médecin refuse de "pratiquer un avortement" et relance la question de l'objection de conscience

Publié le 21 octobre 2016
Italie : un médecin refuse de "pratiquer un avortement" et relance la question de l'objection de conscience

En Italie, une femme est morte alors qu’elle tentait de mettre au monde des jumeaux, grands prématurés. Après une grossesse difficile, l’accouchement est survenu à 19 semaines. Selon l’avocat de la famille, alors que la mère et l’un des jumeaux étaient en détresse, le médecin, invoquant l’objection de conscience, a refusé de mettre fin à la vie d’un des jumeaux (cf. Quid de l’objection de conscience ?). La mère et ses deux enfants sont décédés. La justice italienne a été saisie.

 

Depuis 1978, les médecins italiens peuvent invoquer l’objection de conscience pour refuser de pratiquer un avortement. Dans ce pays, 70% des gynécologues sont objecteurs de conscience, avec un taux de 88% dans le sud. L’avortement est donc légal mais n’est applicable que dans 6% des centres médicaux du pays. Le nombre d’avortements a fortement diminué depuis 1984, passant de 230.000 à moins de 100.000 en 2015 (cf. En Italie, les médecins avorteurs sont « discriminés » ?).

Europe 1, chronique de Géraldine Woessner (21/10/2016)