Japon : 20 ans après leur découverte, une première application clinique des iPS

Publié le 30 septembre 2026
Japon : 20 ans après leur découverte, une première application clinique des iPS
© Pixabay

Un produit de médecine régénérative issu de cellules souches pluripotentes induites (iPS) baptisé « RiHeart » a été utilisé pour la première fois dans un contexte clinique afin de traiter un patient. En effet, trois feuillets de cardiomyocytes, obtenus à partir de cellules iPS, ont été transplantés le 29 septembre à l’hôpital Osaka Keisatsu chez une patiente souffrant d’une insuffisance cardiaque sévère (cf. L’insuffisance cardiaque et la maladie de Parkinson bientôt traitées grâce à des cellules iPS ?).

Ainsi, vingt ans après que le professeur Shinya Yamanaka de l’université de Kyoto a généré pour la première fois des cellules iPS, « elles passent du stade de la recherche à celui du traitement » (cf. Cellules iPS : « relever le défi d’une recherche d’excellence responsable »). Cuorips Inc., une start-up issue de l’université d’Osaka, développe le produit qui vient d’être implanté.

Une première intervention qui a été un « succès »

C’est une femme d’une cinquantaine d’années qui a été la première à bénéficier de cette greffe. La patiente avait reçu un diagnostic d’insuffisance cardiaque sévère consécutive à un infarctus du myocarde. L’opération ayant été un « succès », elle devrait sortir de l’hôpital d’ici deux à quatre semaines si son rétablissement se déroule sans complication.

L’intervention chirurgicale qui a duré une cinquantaine de minutes a été réalisée par Yoshiki Sawa, président de l’hôpital Osaka Keisatsu et directeur de Cuorips. « J’espère que ce traitement sera largement accessible dès que possible » a déclaré le professeur après l’opération.

D’autres interventions à venir

La commercialisation de RiHeart a été approuvée sous conditions au mois de mars dernier et sa prise en charge par l’assurance maladie est effective depuis le 1er septembre (cf. Japon : deux traitements à partir d’iPS pris en charge par l’assurance maladie). Le prix du traitement s’élève à 53,2 millions de yens (338 000 dollars). Cuorips doit encore « approfondir ses recherches sur l’efficacité et la sécurité de son produit » dans un délai de sept ans afin d’obtenir une autorisation réglementaire complète. Elle prévoit de réaliser des greffes sur 75 patients dans plusieurs établissements médicaux.

Un autre produit de médecine régénérative à base de cellules iPS, l’Amchepry, développé par Sumitomo Pharma Co. pour le traitement de la maladie de Parkinson, est également pris en charge par l’assurance maladie au Japon. Il devrait être administré à un patient à des fins thérapeutiques dès le mois d’octobre.

Sources de la synthèse de presse : Asahi, Tomoyo Fukumiya et Kazuya Goto (30/09/2026) ; The Mainichi (30/09/2026)