Jersey : le délai pour avorter passe de 12 à 22 semaines

Publié le 13 mars 2026
Jersey : le délai pour avorter passe de 12 à 22 semaines
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Les législateurs de Jersey ont adopté un projet de loi, par 44 voix contre 2, faisant passer le délai autorisé pour avorter de 12 à 22 semaines.

Pour la ministre déléguée à la Santé, Andy Howell : « cela donne simplement plus de temps aux femmes pour réfléchir à la décision qu’elles ont à prendre ». « C’est la décision la plus difficile qu’elles aient probablement à prendre et parfois elles ont besoin de plus de temps », poursuit-elle. Elle recommande toutefois que le recours à l’IVG intervienne le plus tôt possible, « quand c’est plus sûr » (cf. Dépénalisation des avortements « tardifs » : l’alerte des professionnels de santé britanniques).

Après le vote, la députée Lucy Stephenson réclamait déjà une augmentation du délai, se référant à la limite de 24 semaines en vigueurs au Royaume-Uni (cf. Avortement : 700 médecins anglais demandent une réduction des délais de 24 à 22 semaines).

La suppression de la condition de détresse

Contrairement à la volonté de certains législateurs, l’avortement restera « un service payant », sauf pour les mineures, les étudiantes, les victimes de viol et les personnes bénéficiant d’une aide au revenu.

Par ailleurs, jusqu’ici, l’avis de deux médecins était requis pour confirmer que la femme enceinte était en « situation de détresse ». Cela ne sera plus nécessaire.

La nouvelle loi nécessite l’assentiment royal. La date de la promulgation n’a pas été précisée.

Source de la synthèse de presse : BBC, Ammar Ebrahim (12/03/2026)