Le Sénat belge se penche sur la GPA sans consulter les femmes

Publié le 13 octobre 2015
Le Sénat belge se penche sur la GPA sans consulter les femmes

Depuis le début de l’année, le « sénat belge se penche sur le sujet » de la GPA[1]. Il a « procédé a des auditions » de juristes et de psychologues, et « fait circuler un questionnaire allant dans le sens d’un encadrement de la GPA, comme en Grande Bretagne ». Les associations de femmes du centre démocrate humaniste (CDH) s’étonnent d’avoir été « ignorées » par le Sénat : « La maternité n’est elle pas aussi une affaire de femme ? »

 

Elles reconnaissent que « le désir d’enfant est profondément humain », et salue le « souhait généreux de donner la vie et de créer une famille », mais « refusent une société où tout désir doit devenir un droit, où le droit à l’enfant primerait sur les droits de l’enfant ». Défendant par ailleurs les droits à la santé sexuelle et reproductive, les femmes CDH « estiment que la GPA ne constitue pas un progrès social ni pour les femmes ni pour les enfants » et que cette pratique porte atteinte à la dignité des femmes et des enfants.

 

Les « femmes CDH » demandent « que le législateur examine la possibilité d’interdire toute GPA ». Elles s’associent aux prises de position de 160 signataires de 17 pays « pour l’arrêt immédiat de la GPA » (cf. Gènéthique du 12 mai 2015) et des auteurs belges du texte : « Grossesse pour abandon : on n’encadre pas une mauvaise pratique, on la combat ». Elles plaident également pour « que la Belgique prenne, avec d’autres pays, une initiative internationale pour combattre une pratique mondialiste, comme la France l’a suggérée » (cf. Gènéthique du 14 septembre 2015).

 

 

[1] Actuellement, en Belgique, « en l’absence de législation spécifique, la GPA est ‘tolérée’ ».

 

La Libre (13/10/2015)