Le Sénat préconise un nouveau plan de lutte contre la douleur

Publié le 5 septembre 2025
Le Sénat préconise un nouveau plan de lutte contre la douleur
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Un rapport d’information du Sénat déposé le 9 juillet 2025 adopté par la Commission des affaires sociales préconise le développement d’un quatrième plan national de lutte contre la douleur. Pour l’articuler, deux axes principaux : le renforcement du réseau des structures douleur chronique et la coordination des soins.

Les trois rapportrices, Patricia Delmas (LR), Anne-Sophie Romagny (Union centriste) et Anne Souyris (Groupe écologiste-solidarité et territoires), considèrent qu’un « scénario à l’américaine » concernant les opioïdes est « improbable » et énoncent des propositions sur l’amélioration de la prise en charge de la douleur en France (cf. La prise en charge de la douleur, un autre parent pauvre de la médecine).

L’inégale répartition des structures spécialisées dans la prise en charge de la douleur chronique

Les sénatrices pointent l’inégale répartition des structures spécialisées dans la prise en charge de la douleur chronique (SDC) sur le territoire, et l’insuffisance des ressources humaines. Les délais de prise en charge sont très longs, avec une médiane de 90 jours. En conséquence, seulement 3% des patients concernés ont accès à une SDC.

En outre, les sénatrices relèvent que « le défaut de coordination des parcours de soins est un constat que partagent les professionnels de santé et les patients eux-mêmes ». Or les ruptures de parcours favorisent l’addiction aux opioïdes.

L’importance de la formation des professionnels

Le rapport consacre également une partie à l’importance de la formation des médecins algologues. Les parlementaires constatent en effet que les professionnels de santé exerçant en SDC sont « rarement à temps plein » et le temps de formation consacré à la douleur a été réduit de moitié avec la réforme du troisième cycle des études médicales.

Source : Hospimedia, Jérôme Robillard (03/09/2025)