L’ONU appelle à « prendre des mesures en vue d’éradiquer la maternité de substitution sous toutes ses formes »
Le 14 juillet, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la violence contre les femmes et les filles, Reem Alsalem, a présenté un rapport affirmant que « la pratique de la gestation pour autrui se caractérise par de l’exploitation et de la violence à l’égard des femmes et des enfants, y compris les filles ».
Le rapport salué par la Déclaration de Casablanca, une coalition internationale de plus de 150 experts et associations issus de tous horizons politiques et culturels, souligne en outre que la GPA « renforce les normes patriarcales en traitant le corps des femmes comme une marchandise et un objet » et expose les mères porteuses et les enfants à de « de graves violations » de leurs droits humains.
Un appel à mettre en place un « instrument international juridiquement contraignant »
Dès lors le rapport de l’ONU recommande, au niveau international, de « prendre des mesures en vue d’éradiquer la maternité de substitution sous toutes ses formes ». Il préconise également que soit adopté un « instrument international juridiquement contraignant qui interdise toutes les formes de maternité de substitution ».
Le cadre juridique à mettre en place devrait être inspiré du modèle nordique de lutte contre la prostitution selon le rapport, à savoir pénalisation des acheteurs, agences et cliniques, et décriminalisation des femmes. La Rapporteuse spéciale pointe également la nécessité de renforcer la coopération internationale pour combattre la traite des femmes et des enfants liée à la GPA.
« Une reconnaissance sans précédent »
« C’est une reconnaissance sans précédent au plus haut niveau international », se réjouit Olivia Maurel, porte-parole de la Déclaration de Casablanca. « La GPA n’est pas un acte d’amour mais une forme de violence et d’exploitation », dénonce-t-elle (cf. Olivia Maurel née par GPA : « Il n’y a pas et il n’existera jamais de GPA dite “éthique” »). Et « ce rapport historique trace la voie vers son interdiction mondiale ».
Suite à cette prise de position de l’ONU, la Déclaration de Casablanca appelle les États « à prendre leurs responsabilités et à s’engager dès maintenant pour traduire ces recommandations en mesures concrètes ».
Sources : Assemblée générale des Nations unies (14/07/2025) ; Déclaration de Casablanca, Communiqué de presse (23/08/2025)