Midterms : les électeurs se sont aussi prononcés sur l’avortement et des questions transgenres

Publié le 5 novembre 2026
Midterms : les électeurs se sont aussi prononcés sur l’avortement et des questions transgenres
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A l’occasion des élections de mi-mandat, les électeurs américains ont été appelés à se prononcer sur des dispositions relatives à l’avortement, mais aussi sur les questions transgenres, dans plusieurs Etats.

Le Missouri refuse de réinstaurer des restrictions en matière d’IVG

Dans le Missouri, les électeurs ont rejeté un projet d’amendement à la Constitution de l’Etat qui aurait réinstauré des restrictions relatives à l’IVG (cf. Avortement : une série de dispositions invalidées par un juge du Missouri). L’amendement aurait conduit à n’autoriser les avortements qu’en cas d’« urgence médicale » ou et d’« anomalies fœtales », ainsi qu’en cas de viol ou d’inceste jusqu’à la 12e semaine de grossesse.

Les militants du « droit à l’avortement », « menés par des mouvements progressistes nationaux », ont conduit une importante campagne pour faire échouer l’amendement, au cours de laquelle ils ont « largement dépassé » leurs opposants en termes de dépenses.

Un « droit fondamental à la liberté reproductive » désormais inscrit dans la Constitution de la Virginie

En Virginie, les électeurs ont approuvé l’inscription dans la Constitution de l’Etat d’un « droit fondamental à la liberté reproductive ».

Ce « droit » garantit que des avortements puissent être pratiqués au cours des deux premiers trimestres de grossesse, voire au-delà dans certains cas. Il instaure en outre un « droit à la contraception » et à la « santé reproductive » qui inclut les « soins de fertilité ».

Dans le Nevada, un « droit fondamental à l’avortement jusqu’à la viabilité fœtale »

Un amendement approuvé dans le Nevada instaure un « droit fondamental à l’avortement jusqu’à la viabilité fœtale », « généralement considérée comme atteinte après 21 semaines de grossesse ».

Initialement approuvé par les électeurs en 2024, un second vote était nécessaire cette année pour l’inscrire dans la Constitution (cf. Avortement : les électeurs américains se sont prononcés).

Pas de « droit à l’avortement » dans l’Idaho

L’Idaho est le seul Etat sollicité sur le sujet qui a refusé d’aller plus loin en matière d’IVG. Ses résidents ont en effet rejeté une mesure référendaire qui aurait inscrit un « droit à la liberté en matière de procréation » et un « droit à l’avortement jusqu’au stade de la viabilité du fœtus » dans la législation de l’Etat.

Actuellement, la loi de l’Idaho interdit les avortements, sauf si c’est « nécessaire pour sauver la vie d’une femme enceinte ». Les IVG pratiquées au cours du premier trimestre de grossesse dans les cas où un viol ou un inceste a été signalé aux forces de l’ordre sont également autorisées.

Des votes aussi sur le genre

En rejetant l’amendement visant à instaurer des restrictions en matière d’avortement, les électeurs du Missouri ont également refusé d’interdire certaines interventions médicales sur les mineurs qui se déclarent transgenres.

Plusieurs Etats ont en effet examiné des mesures visant à interdire les traitements de « transition de genre » aux mineurs. Le Colorado les a adoptées. Et les électeurs du Nebraska ont approuvé un amendement visant à inscrire dans la Constitution de l’Etat « les restrictions médicales existantes concernant les personnes transgenres » (cf. Genre : La Floride, le Texas et le Nebraska interdisent les traitements sur les mineurs).

L’Arizona a de son côté adopté une proposition obligeant les écoles et les associations sportives à interdire aux élèves, athlètes et employés d’utiliser des installations — notamment les toilettes, les vestiaires et autres espaces privés — qui ne sont pas destinées au sexe qui a été constaté à leur naissance.

Plusieurs élus transgenres

Les électeurs du Delaware ont réélu au Congrès américain Sarah McBride, une députée transgenre. Zooey Zephyr, démocrate transgenre députée de l’Etat du Montana, a elle aussi remporté un nouveau mandat.

Bentley Hudgins a remporté un siège à l’Assemblée de Géorgie, devenant ainsi « le premier élu transgenre et non binaire de l’Etat à faire son coming out ».

Enfin, la démocrate Allison Montgomery a battu le député sortant Phillip Rigsby, devenant ainsi la première législatrice transgenre de l’Etat de l’Alabama.

Sources de la synthèse de presse : AP news, David A. Lieb (04/11/2026) ; NPR, Rachel Treisman (04/11/2026) ; France info, Fabien Jannic-Cherbonnel et Valentine Pasquesoone avec AFP (03/11/2026) ; Libération (04/11/2026) ; Advocate, Dawn Ennis (03/11/2026)