Qualité de l’eau potable : l’Agence américaine de protection de l'environnement s’intéresse à la pilule abortive
L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) lance une étude sur la qualité de l’eau potable dans laquelle elle cherchera à déceler la présence de polluants « émergents », parmi lesquels d’éventuelles traces de mifépristone et de misoprostol, les deux substances utilisées pour obtenir un avortement médicamenteux (cf. Etats-Unis : se procurer la pilule abortive, « au cas où » ?).
L’Agence doit sélectionner plusieurs sites dans des zones métropolitaines à travers le pays et effectuera des analyses pour détecter plus de 1400 produits pharmaceutiques, pesticides et autres substances chimiques. Outre la mifépristone et le misoprostol, l’EPA prévoit également de rechercher la présence d’hormones telles que la testostérone et la progestérone, ainsi que celle de lévonorgestrel, utilisé dans certains contraceptifs et dans la pilule du lendemain (cf. Une étude associe « plusieurs types courants de contraception hormonale » et risque de méningiome).
L’organisme s’est abstenu à ce stade de classer la mifépristone parmi les « polluants officiels » de l’eau nécessitant une réglementation. Dans un communiqué, l’EPA a indiqué s’engager « à faire preuve de transparence » : elle « publiera les résultats sous forme de rapports et d’articles soumis à comités de lecture, une fois l’analyse des données et tous les contrôles d’assurance qualité terminés ».
Source de la synthèse de presse : The Hill, Nathaniel Weixel (21/09/2026)