Comment protéger la vie privée et les pensées face aux technologies neuroscientifiques ?

Publié le 1 mars 2025
Comment protéger la vie privée et les pensées face aux technologies neuroscientifiques ?

La possibilité d’enregistrer, analyser ou prédire certaines activités cérébrales soulève un défi inédit : celui de la protection de notre vie mentale. Des entreprises ou des États pourraient être tentés de collecter ces « neurodonnées » à des fins de sécurité, de performance ou de marketing ciblé. La pensée, jusqu’ici sanctuaire inviolable, devient techniquement accessible.

Pour protéger cette intimité mentale, les juristes et éthiciens proposent de reconnaître de nouveaux droits : le droit à la « liberté cognitive » (ne pas subir d’influence non consentie sur ses processus mentaux), le droit à l' »intégrité psychique » (protection contre les intrusions dans la vie mentale), et le droit à la « confidentialité neuronale » (maîtrise de ses données cérébrales). Concrètement, cela impliquerait que nul ne puisse accéder à vos données cérébrales sans votre consentement explicite et éclairé, ni les utiliser pour orienter vos décisions à votre insu. Ces droits restent à construire juridiquement, mais ils dessinent l’enjeu de souveraineté de la personne sur sa propre intériorité.