Soins palliatifs : des lits à nouveau identifiés à Houdan, des lits fermés à Antibes
Le 9 mars, le CH de Houdan dans les Yvelines a ouvert trois lits identifiés en soins palliatifs au sein de son service de médecine polyvalente (cf. Soins palliatifs : de nouveaux lits, mais toujours insuffisants face à la demande). Ce qui permet « d’envisager la réouverture progressive de l’unité de soins palliatifs » qui a dû être mise à l’arrêt au mois de mars 2024 faute de médecins (cf. « On ne peut pas développer tout un discours sur les soins palliatifs et fermer une unité »). L’unité proposait alors 10 lits.
Comme à Houdan en 2024, le centre hospitalier d’Antibes a dû fermer des lits de soins palliatifs face au manque de médecins. « Pour le moment on tient, mais jusqu’à quand ? », s’interroge un membre du personnel. Car l’un des médecins encore en poste s’apprête à partir. « On n’arrive pas à recruter. C’est un problème national, mais ici, on en voit les conséquences directes », explique le soignant.
Dès lors des patients sont contraints de rester hospitalisés dans des services « classiques », sans pouvoir bénéficier de l’accompagnement spécifique des soins palliatifs. « Ce n’est pas la même prise en charge, notamment pour la douleur ou le suivi global », explique-t-il.
« Nous faisons le maximum pour assurer la continuité des soins et nous sommes confiants quant à une amélioration de la situation dans des délais raisonnables », tente de rassurer le directeur de l’établissement, Bastien Ripert (cf. Soins palliatifs : impossible de « dire si, oui ou non, les choses avancent dans le bon sens »).
Sources de la synthèse de presse : Hospimedia, Thomas Quéguiner (25/03/2026) ; Nice matin, Baptiste Poirier (23/03/2026)