Soins palliatifs : impossible de « dire si, oui ou non, les choses avancent dans le bon sens »

Publié le 8 septembre 2025
Soins palliatifs : impossible de « dire si, oui ou non, les choses avancent dans le bon sens »
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Le 1er septembre, une nouvelle unité de soins palliatifs (USP) a ouvert au sein de l’hôpital de Flers, la première du département de l’Orne. Son financement a eu lieu dans le cadre de la stratégie décennale de développement des soins palliatifs (cf. Fin de vie : « Ce n’est pas en baptisant stratégie ce qui était auparavant appelé plan que se fait une politique volontariste »).

Un « flou total »

Adopté en avril 2024, ce plan promet de verser un peu plus de 1 milliard d’euros « supplémentaires » d’ici à 2034. Dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, près de 110 millions d’euros ont été débloqués. Parmi eux, 90 millions ont déjà été utilisés, dont la moitié pour la création d’USP, le renfort d’équipes mobiles ou l’hospitalisation à domicile selon Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles (cf. Soins palliatifs : un premier bilan de la stratégie décennale).

« Est-ce que cet argent arrive bien à destination ? Quels sont les projets concrets mis en route ? » interroge toutefois Ségolène Perruchio, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap) et responsable du service palliatif du centre hospitalier Rives de Seine à Puteaux (cf. Ségolène Perruchio, présidente de la SFAP : “Soigner n’est pas donner la mort”). « Nous sommes, pour l’instant, dans le flou total. Et avec la période politique compliquée qui s’annonce, rien ne garantit que la stratégie décennale sera financée pour 2026 » alerte-t-elle.

« Un paysage contrasté »

« Au niveau national, on constate que d’autres unités ferment ou réduisent leur activité faute de personnel, ce qui dessine un paysage contrasté, sans qu’on puisse dire si, oui ou non, les choses avancent dans le bon sens » poursuit la présidente de la Sfap (cf. Soins palliatifs : l’unité de Houdan ferme « temporairement » faute de médecin).

« Nous avions programmé neuf ouvertures d’unités sur l’année », le compte y sera à l’automne assure, quant à lui, un membre du cabinet de Catherine Vautrin. « Tant que la ministre sera en charge, elle tiendra ses engagements » (cf. Soins palliatifs : « On ne soigne pas avec des discours, ni avec des lois mais avec des gens et de l’argent »). Mais combien de temps le sera-t-elle ?

Le 11 septembre, un point complet sur les opérations lancées ou en voie de l’être est prévu lors d’un comité de suivi.

Source : La Croix, Antoine d’Abbundo (31/08/2025)