Soins palliatifs : le nombre de lits augmente mais de nombreux départements n’ont toujours pas d’unité

Publié le 16 juin 2026
Soins palliatifs : le nombre de lits augmente mais de nombreux départements n’ont toujours pas d’unité

A l’occasion du congrès de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs qui s’est tenu à Lyon, le gouvernement a fait le point sur le déploiement de la stratégie décennale, lancée en 2024 (cf. Soins palliatifs : un premier bilan de la stratégie décennale).

« La dépense globale a augmenté de 25% en deux ans, pour atteindre les 2,15 milliards d’euros » affirme le ministère et « 46 M€ supplémentaires ont été délégués pour développer des équipes mobiles (EMSP) et 6 M€ pour les premières équipes rapides d’intervention en soins palliatifs ».

Une augmentation des lits

« L’objectif de 8 000 lits en unités de soins palliatifs (USP) ou identifiés (Lisp) est atteint — le travail de réévaluation des Lisp est en cours au sein des différentes ARS. ». En 2025, 2128 lits dédiés en unité et 180 unités ont été recensés, contre 1968 lits et 171 unités en 2021. Ainsi, bien que le nombre de départements sans unité se soit réduit, 15 départements demeurent dépourvus d’unité de soins palliatifs.

Les chiffres montrent par ailleurs une hausse de 26% de l’activité en hospitalisation à domicile : 79 400 patients ont été pris en charge en 2025. Le ministère indique également que « le modèle d’USP pédiatrique est en cours de finalisation tandis qu’un modèle de convention précisera l’intervention des bénévoles au domicile ». « L’effort de renforcement du maillage des équipes rapides » doit lui aussi « se poursuivre ».

Le manque de professionnels

Mais « le premier impératif reste d’avoir des professionnels en face », souligne Marie-Laure Sarafinof, responsable de projet à la DGOS. Car bien que le nombre de places ouvertes pour la formation spécialisée transversale de soins palliatifs augmente depuis 2023, le taux de places pourvues, lui, diminue. Il était de 56% avant le démarrage de la stratégie et n’est plus que de 42% en 2025 (cf. « Depuis quatre ans, aucune de nos inquiétudes n’a été prise en compte » : les soignants demandent au Premier ministre de les entendre sur l’« aide à mourir »).

Le travail est par ailleurs en cours pour créer les maisons d’accompagnement et de soins palliatifs avant le 1er janvier 2028. « Créer une nouvelle catégorie d’établissement, ce n’est pas une habitude, pointe Florian Kastler, chef du bureau prévention de la perte d’autonomie et du parcours de vie des personnes âgées de la DGCS. Il s’agit d’affirmer l’importance de ces maisons ». D’ici 2028, une expérimentation est prévue afin d’ouvrir une maison dans 11 régions. L’objectif est d’atteindre une centaine de maisons d’accompagnement au terme de la stratégie.

Source de la synthèse de presse : Hospimedia, Jérôme Robillard (16/06/2026)