Transitions de genre chez les mineurs : le Queensland choisit la prudence
En Australie, le ministre de la Santé du Queensland, Timothy Nicholls, et le vice-Premier ministre Jarrod Bleijie, ont annoncé dimanche dernier leur volonté de mettre fin à la prescription de bloqueurs de puberté pour les mineurs se déclarant transgenres. « Nous nous engageons à assurer la santé et le bien-être de tous les enfants du Queensland », a déclaré Timothy Nicholls. Le vice-Premier ministre a de son côté indiqué vouloir « s’en tenir à des approches médicales ayant fait leurs preuves plutôt que de s’aventurer dans des expérimentations hasardeuses ».
Les pratiques d’un service « dédié » interrogées
Cette annonce fait suite à « plusieurs mois d’une vive polémique ». Un service de l’hôpital pour enfants du Queensland, « dédié » à la transition de genre, « menait une approche expérimentale sur la dysphorie de genre chez les enfants ». Créé en 2017, il prenait en charge 547 mineurs. En outre, 491 enfants et adolescentes étaient en attente d’un suivi.
Suite aux propos tenus par une psychiatre de l’hôpital, le Dr Jillian Spencer, une « évaluation externe a été lancée ». En effet, le médecin « regrettait que les jeunes patients qui se voyaient proposer une transition ne soient pas évalués plus rigoureusement sur le plan psychiatrique, affirmant que leur décision n’était pas toujours suffisamment éclairée » (cf. « Transition de genre » : le mineur apte à consentir ?).
Le rapport n’a pas remis en cause les pratiques du service, contrairement à celui conduit par la pédiatre Hilary Cass au Royaume-Uni (cf. Transition de genre chez les mineurs : un rapport appelle à la prudence). Toutefois, face aux « vives critiques » de l’opinion publique, soulignant « le manque de preuves scientifiques » étayant les conclusions du rapport, le gouvernement de l’Etat a fait le choix de la prudence.
L’interdiction des chirurgies dans le New Hampshire
De son côté l’Etat américain du New Hampshire a interdit les procédures chirurgicales de transition de genre pour les mineurs de moins de 18 ans. Cette loi entrée en vigueur en 2025 ne s’applique pas aux personnes nées avec un « trouble médicalement vérifiable du développement sexuel ». Le New Hampshire est l’un des 26 Etats américains à avoir adopté une telle interdiction.
Sources : Le Figaro, Paul Sugy (06/01/2025) ; New Hampshire Bulletin, Ethan Dewitt (02/01/2025)