Une mère endeuillée a recours au suicide assisté en Suisse
Une femme britannique de 56 ans, en bonne santé physique, a eu recours à un suicide assisté en Suisse après plusieurs années de souffrance psychologique liée au décès de son fils (cf. Après le décès de son fils, elle se suicide en Suisse).
Une existence « insupportable »
Il y a quatre ans, Wendy Duffy perdait son fils unique, Marcus, 23 ans, décédé accidentellement après s’être étouffé en mangeant. L’ancienne aide-soignante était présente et avait tenté de le réanimer avant de rester plusieurs jours à son chevet à l’hôpital, jusqu’à ce qu’il ne décède.
Wendy Buffy a tenté de se suicider peu après. Elle avait alors passé deux semaines sous respirateur artificiel. Malgré un suivi médical, des thérapies et la prise d’antidépresseurs, elle évoquait une existence « insupportable ».
Une demande acceptée par Pegasos, en Suisse
Après plusieurs mois de démarches et d’évaluations psychiatriques, sa demande de suicide assistée a été acceptée par l’organisation suisse Pegasos. Les psychiatres ont estimé que la capacité de discernement était entière (cf. « Tourisme de la mort » : le Parlement suisse rejette l’introduction d’un mécanisme de surveillance). Wendy Buffy a financé la démarche avec ses économies personnelles, à hauteur de l’équivalent de 11.500 euros. Elle avait informé ses proches de sa volonté, en cachant la date prévue pour son décès, pour éviter toute éventuelle poursuite judiciaire (cf. Suicide assisté en Suisse : pas de réglementation mais des chiffres à suivre).
Sources de la synthèse de presse : The Times, Herbie Russel (23/04/2026) ; The Guardian, Nadeen Badshah (24/04/2026) ; La Dépêche du midi (24/04/2026) ; Le Parisien, Manon Aublanc (25/04/2026) ; Bristol Live, Kristie McCrum (24/04/2026)