« Aide à mourir » : la SFAP interpelle les sénateurs

Publié le 11 mai 2026
« Aide à mourir » : la SFAP interpelle les sénateurs
© iStock - spawns

Dans la version de la proposition de loi de la Commission des Affaires sociales qui sera soumise à l’ensemble des sénateurs à compter de lundi 11 mai, « les principes fondamentaux du dispositif prévu à l’Assemblée nationale n’ont pas été véritablement remis en question et la protection concrète des personnes les plus vulnérables demeure insuffisamment assurée ». Dans un communiqué du 7 mai, la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP) interpelle les sénateurs sur le texte relatif à l’« aide à mourir » qu’ils s’apprêtent à débattre. « Sur certains aspects, la version travaillée par la Commission induit encore plus de confusion entre le geste létal et le geste de soin », considère la SFAP (cf. Pas d’« aide à mourir » mais une « assistance médicale à mourir » ? Le jeu dangereux du Sénat). D’ailleurs, « l’appellation “assistance médicale à mourir” insère de facto le geste létal dans le registre des actes médicaux et des actes de soin », pointe l’association.

Face à ce constat, la SFAP appelle « solennellement » la représentation nationale à « refuser l’inscription de l’acte létal dans le code de la santé publique, afin de préserver l’intégrité de la mission de soin » et à « renforcer la protection du consentement, en rendant obligatoires l’évaluation psychologique et l’ouverture d’un droit de recours pour les proches ».

Enfin la Société demande aux sénateurs de « garantir, parallèlement et de manière contraignante, l’accès effectif aux soins palliatifs sur l’ensemble du territoire, condition indispensable d’un véritable choix libre et éclairé en fin de vie ».