Un record du nombre d’IVG en Angleterre et au Pays de Galles « en raison du coût de la vie »

Publié le 19 janvier 2026
Un record du nombre d’IVG en Angleterre et au Pays de Galles « en raison du coût de la vie »
© Pixabay

Les données du gouvernement britannique publiées le 15 janvier indiquent que le nombre d’avortements a atteint un « niveau record » en Angleterre et au Pays de Galles, « en raison du coût de la vie ». Les praticiens évoquent également le manque d’accès à la contraception comme une « autre raison » de l’augmentation de 11% du nombre d’IVG en 2023 (cf. La contraception réduit le nombre d’avortements ? Réponse d’experts).

Le taux d’avortement s’est établi à « 23,0 avortements pour 1 000 habitants », ce qui est le taux le plus élevé depuis l’introduction de la loi en 1967.

« Le gouvernement peut faire beaucoup plus »

« Aucune femme ne devrait avoir à interrompre une grossesse qu’elle aurait autrement poursuivie pour des raisons purement financières », s’insurge Katie Saxon, directrice de la communication stratégique au BPAS, l’un des plus grands « prestataires d’avortement » du pays. « Le gouvernement peut faire beaucoup plus pour garantir que les femmes puissent faire le choix qui leur convient », estime-t-elle (cf. La prévention de l’avortement : garantir le droit de ne pas avorter).

Les pressions économiques et la hausse du coût de la vie conduisent de nombreuses femmes à « retarder leur projet parental » ou à avoir moins d’enfants, pointe le Dr Alison Wright, présidente du Collège royal des obstétriciens et gynécologues.

« Une femme sur trois aura recours à l’avortement au cours de sa vie »

Le taux d’avortement chez les femmes âgées de 35 ans et plus est passé de 7,1 pour 1000 femmes en 2013, à 12,3 pour 1000 femmes en 2023. Le taux le plus bas, 7,8 pour 1000 femmes, a été enregistré chez les mineures. Les avortements sont le plus fréquents chez les femmes âgées de 20 à 24 ans.

Au cours de la dernière décennie, le pourcentage d’avortements pratiqués avant neuf semaines, est passé de 79% à 89%, tandis que les interruptions de grossesse pratiquées entre 10 et 19 semaines sont en baisse. Le nombre d’avortements pratiqués après 20 semaines est quant à lui resté « stable », entre 1% et 2%. Les IVG après 24 semaines sont autorisées dans certains cas (cf. Avortement : 700 médecins anglais demandent une réduction des délais de 24 à 22 semaines).

Les avortements « à domicile » ont quant à eux représenté 72% de l’ensemble des interruptions de grossesse en 2023 (cf. « Avortements par La Poste » et pression sur les femmes : les médecins britanniques alertent). « Une femme sur trois aura recours à l’avortement au cours de sa vie », indique Katie Saxon.

Source de la synthèse de presse : The Guardian, Hannah Al-Othman (15/01/2026)