ChatGPT Santé : un « conseiller santé personnalisé » qui absorbe les données des utilisateurs
La semaine dernière, l’entreprise américaine OpenAI a annoncé le lancement de son « ChatGPT Santé ». Destiné à devenir un « véritable conseiller santé personnalisé », l’assistant conversationnel est pour l’heure interdit en Europe. Chaque semaine, « plus de 230 millions de personnes dans le monde sollicitent déjà la plateforme pour des questions liées à leur bien-être physique ou mental ».
De « vives interrogations » en matière de confidentialité
Pour assurer sa fonction, le système se connecte aux données physiologiques et aux antécédents cliniques de la personne : « Besoin de décrypter des résultats d’analyses sanguines obscurs ? ChatGPT Santé promet de les replacer dans votre historique clinique pour en éclairer la portée. Vous préparez une consultation spécialisée ? Le système peut synthétiser vos antécédents et suggérer des questions pertinentes à poser. »
Toutefois « les implications en matière de confidentialité soulèvent déjà de vives interrogations ».
Google retire des « résumés générés par IA » trompeurs en matière de santé
De son côté, Google a été « contraint de retirer certains des résumés générés par intelligence artificielle (IA) de ses résultats de recherches ». Ces courts textes déployés depuis 2024[1] contenaient en effet des erreurs les rendant « dangereux » dès lors qu’il s’agit de santé.
Une recherche interrogeant sur « la plage normale pour les analyses de sang du foie » renvoyait par exemple à un texte généré par IA présentant de nombreux chiffres « sans aucune prise en compte du contexte, de la nationalité, du sexe et de l’origine ethnique ou de l’âge des patients ». Par conséquent, les résultats d’analyses considérés comme « normaux » par l’IA de Google ne l’étaient en fait pas. Ce qui aurait pu conduire des patients souffrant d’insuffisance hépatique à croire que les résultats de leurs prises de sang ne présentaient aucun problème et donc à s’abstenir de consulter un médecin.
Les « AI overviews », dans les pays où ils sont déployés, figurent « tout en haut de la liste de résultats Google ». La société compte ainsi proposer une réponse qui ne requiert pas d’aller sur un autre site, et de sortir de Google.
[1] « dans une centaine de pays dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, ou encore le Mexique et le Brésil, mais pas en France à ce stade »
Sources de la synthèse de presse : Hospimedia, Thomas Quéguiner (09/01/2026) ; Libération avec AFP (11/01/2026) ; The Guardian, Andrew Gregory (11/01/2026) ; Les Numériques, Aymeric Geoffre-Rouland (08/01/2026)