La mort de Noa Pothoven entraine une hausse des demandes d’euthanasie

Publié le 11 juin 2019
La mort de Noa Pothoven entraine une hausse des demandes d’euthanasie

La mort de Noa Pothoven la semaine dernière a « entraîné un bond des demandes d’euthanasie émanant de l’étranger dans la seule clinique des Pays-Bas à proposer cette pratique ». Ainsi, le téléphone de la « clinique de fin de vie » sollicité par Noa l’an dernier « n’a cessé de sonner » : « Habituellement, nous recevons une ou deux requêtes par semaine de l’étranger pour une euthanasie », explique Elke Swart, porte-parole de la clinique. Jeudi, « il y en a eu 25 ».

 

Aux Pays-Bas, l’euthanasie a été légalisée en 2002, en cas de « souffrance insupportable et sans perspective d’amélioration » attestée par deux médecins. La « clinique de la fin de vie », Levenseindekliniek, a elle ouvert en 2012, mais n’a « jamais ciblé un tourisme de l’euthanasie » selon son directeur. Elle est « la seule institution néerlandaise à pratiquer l’euthanasie » par le biais d’ « un réseau de 140 médecins et infirmiers qualifiés répartis dans le pays ». Depuis sa création, l’établissement « a reçu 12.000 à 13.000 demandes d’euthanasie, dont environ 3.500 ont été acceptées ».

 

Pour aller plus loin :

Aux Pays-Bas, Noa Pothoven n’a pas été euthanasiée, elle est morte de faim et de soif

AFP (08/06/2019)