« La souffrance se soigne, la vie se protège ! » : la Marche pour la vie rassemble 10 000 personnes à Paris

Publié le 19 janvier 2026
« La souffrance se soigne, la vie se protège ! » : la Marche pour la vie rassemble 10 000 personnes à Paris

« La souffrance se soigne, la vie se protège ! » Alors que le Sénat s’apprête à examiner les deux propositions de loi relatives à la fin de vie cette semaine (cf. Fin de vie : les sénateurs « simplement » « dans le sillage de la loi Claeys-Leonetti » ?), la Marche pour la vie a rassemblé 10.000 personnes dans les rues de Paris ce dimanche. Des familles, des jeunes, des personnes âgées réclamant « la dignité, pas la mort », de « soigner, pas supprimer », dans une ambiance paisible et joyeuse.

« Le projet de loi sur la fin de vie est un basculement civilisationnel », souligne Marie-Lys Pellissier, porte-parole du mouvement. Son président, Guillaume de Thieulloy, alerte lui aussi : « si l’euthanasie est légalisée, c’est la mort des soins palliatifs ». « N’avons-nous que la mort à proposer à nos semblables ? », interroge le Dr Geneviève Bourgeois, gériatre.

« Sous couvert d’ »assistance médicale à mourir », la loi intègre la mort provoquée dans le champ du soin »

L’inquiétude est aussi du côté des patients. Maxence, un étudiant en master à Toulouse souffrant de la myopathie de Duchenne, prend la parole : « Beaucoup verront peut-être en moi une vie diminuée ». Pourtant « j’ai choisi un autre chemin, avec l’aide de ceux qui m’entourent : combattre cette maladie avec pugnacité, humilité, humour et joie de vivre ! », témoigne-t-il.

Dans un communiqué, le collectif Les Eligibles alerte contre la proposition de loi qui s’apprête à être débattue : protection du consentement « gravement insuffisante », critères d’accès « flous et extensibles ». « Sous couvert d’ »assistance médicale à mourir », la loi intègre la mort provoquée dans le champ du soin […], brouillant ainsi une frontière éthique fondamentale », met en garde le collectif. Une « confusion » qui « fragilise directement la relation de confiance entre patients, proches et soignants, et fait peser une pression diffuse sur les personnes les plus vulnérables. »

Sources de la synthèse de presse : Le Figaro, Aldric Meeschaert (18/01/2026) ; Les Eligibles, Communiqué de presse (19/01/2026) ; AFP (18/01/2026) ; Valeurs actuelles, Bertille Vaur (19/01/2026) ; Le Parisien avec AFP (18/01/2026)