Le Royaume-Uni relance le programme d’études cliniques sur l’impact des bloqueurs de puberté
Le programme Pathway, qui doit évaluer l’impact des bloqueurs de puberté sur la santé des patients mineurs, a été relancé après une interruption en février 2026.
Une étude sur le bien-fondé de l’interdiction des bloqueurs de puberté
L’accès à des hormones qui interrompent le processus de la puberté a été interdit au Royaume-Uni, après la publication du rapport Cass le 10 avril 2024 (cf. Royaume-Uni : le NHS suspend les prescriptions d’hormones pour les « transitions de genre » des jeunes de moins de 18 ans). Celui-ci faisait état de « preuves insuffisantes » quant à l’efficacité de ces traitements (cf. Bloqueurs de puberté : des données « insuffisantes »). Pathway doit apporter des données détaillées sur les effets des bloqueurs de puberté sur la santé physique, psychique et le bien-être des enfants et adolescents qui souffrent de dysphorie de genre (cf. Le Royaume-Uni lance la première étude randomisée sur les effets des bloqueurs de puberté sur le cerveau).
Une suspension pour des raisons de sécurité
En février 2026, l’essai clinique a été suspendu après que l’autorité britannique de surveillance des médicaments (Medicines and Healthcare products Regulatory Agency, MHRA) a soulevé des « questions de sécurité » (cf. Des adolescents rétribués en bons d’achat pour leur participation à un essai sur les bloqueurs de puberté).
Un protocole seulement légèrement modifié
En juin 2026, le secrétaire à la Santé, James Murray, a annoncé que l’étude serait finalement lancée en août. L’équipe de recherche du King’s College a confirmé avoir approuvé un « protocole modifié » avec des garanties de protection « renforcées ». On ne constate aucune modification majeure toutefois.
Le nouveau protocole fixe un âge minimum de 11 ans pour les filles et 12 ans pour les garçons. Précédemment, l’âge requis était de 10 ans pour les filles et 11 ans pour les garçons.
Un protocole de recherche qui met la santé et la fertilité des enfants en danger
Les participants auront besoin d’un certificat d’accord parental pour être inclus dans l’étude. Ils devront en outre « démontrer leur compréhension des risques inhérents à ces interventions » : les enfants recevront des « informations plus détaillées » sur « les modalités de préservation de leur fertilité grâce à la congélation des ovocytes et des spermatozaoïdes » (cf. Mineurs transgenres : la WPATH accusée de « faire passer le profit avant la santé et la sécurité des enfants »).
Sources de la synthèse de presse : The Independent, Aine Fox (19/06/2026) ; The Times, Eleanor Hayward ; BBC, Alison Holt (19/06/2026)