Royaume-Uni : le NHS suspend les prescriptions d’hormones pour les « transitions de genre » des jeunes de moins de 18 ans

Publié le 12 mars 2026
Royaume-Uni : le NHS suspend les prescriptions d’hormones pour les « transitions de genre » des jeunes de moins de 18 ans
© Pixabay

Le NHS a décidé de suspendre les prescriptions d’hormones sexuelles croisées aux jeunes de 16 et 17 ans qui se déclarent transgenres. L’institution avait auparavant émis des recommandations contre l’administration de ces traitements pour les jeunes de moins de 16 ans. Les jeunes patients qui se voient actuellement prescrire des hormones continueront à les recevoir, mais les médecins qui les suivent doivent, selon le NHS, envisager un autre traitement. Seul un nombre réduit d’adolescents serait concerné.

Les preuves de l’efficacité de ces traitements jugées trop faibles

Le NHS a déclaré avoir lancé dix études indépendantes sur différents aspects de l’utilisation de la testostérone ou des œstrogènes, seuls ou en association avec d’autres médicaments. La conclusion de ces études serait que les preuves solides sur le caractère bénéfique de ces traitements pour les mineurs restaient inexistantes. Le NHS ne délivrera donc pas de nouvelles prescriptions tant qu’il n’aura pas examiné les réponses des associations et des professionnels de santé. L’institution a en effet lancé une consultation qui devrait aboutir à des recommandations pour le long terme (cf. La société américaine des chirurgiens plastiques s’oppose aux chirurgies de « transition de genre » chez les moins de 19 ans).

Une prudence déjà recommandée par d’autres experts

Déjà en avril 2024, un rapport sur les effets des « transitions de genre » chez les enfants, élaboré par le Dr Hilary Cass, qui affirmait le « manque flagrant de preuves » quant à l’efficacité de ces traitements. Une étude qui devait démarrer en avril a quant à elle été suspendue sur les recommandations de la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency (MHRA), l’autorité britannique en matière de régulation des médicaments, en raison de ses inquiétudes quant à la vulnérabilité des cobayes liée à l’âge (cf. Le Royaume-Uni lance la première étude randomisée sur les effets des bloqueurs de puberté sur le cerveau).

Les agents de la MHRA estiment que ces expériences ne devraient pas être menées sur des mineurs de moins de 14 ans en raison de « risques non quantifiés » de « dommages physiologiques sur le long terme » (cf. Des adolescents rétribués en bons d’achat pour leur participation à un essai sur les bloqueurs de puberté).

Sources de la synthèse de presse : BBC, Alison Holt (09/03/2026) ; The Guardian, Andrew Gregory (09/03/2026)