Les étudiantes des meilleures universités britanniques ciblées pour leurs ovocytes par des agences étrangères
Lorsqu’elles entrent dans l’une des universités les plus prestigieuses du Royaume-Uni, de nombreuses étudiantes se voient proposer de « donner leurs ovocytes » par des agences de fertilité étrangères (cf. Don d’ovocytes : « Je n’étais pas le patient. J’étais le produit. »).
Les cliniques de fertilité en quête d’« ADN d’élite »
Ces jeunes femmes sont approchées par des cliniques de fertilité américaines, espagnoles ou tchèques qui leur proposent jusqu’à 9.000 livres (environ 10.500 euros) pour leurs ovocytes, alors que la loi britannique interdit toute rémunération pour ce geste (cf. Etats-Unis : elle vend ses ovocytes pour rembourser son prêt).
Les étudiantes d’universités d’élite sont ciblées par ces agences car considérées comme en bonne santé, belles et intelligentes. Ces profils sont demandés par les clients, qui espèrent retrouver ces qualités chez leur futur enfant (cf. L’eugénisme : une pratique interdite… mais florissante).
Des étudiantes pressées par la contrainte financière
L’enquête publiée dans the Independent à ce sujet révèle que la motivation des étudiantes qui vendent leurs ovocytes est essentiellement de nature financière. Ces jeunes femmes sont souvent obligées d’habiter loin de l’université et de cumuler plusieurs emplois alimentaires. Elles craignent de ne pas pouvoir terminer leur cursus et recevoir leur diplôme faute de ressources financières suffisantes.
Les étudiantes qui « échouent au test » pour donner leurs ovocytes ou encore celles pour qui le prélèvement s’est relativement bien passé se voient « offrir » la possibilité de devenir mère porteuse. Ellie, étudiante à Cambridge, envisage sérieusement de porter un enfant pour autrui pendant son année de césure (cf. Etre mère porteuse : un nouveau télétravail ?).
Un manque d’information sur les risques qui biaise leur consentement
Ces jeunes femmes n’ont pas l’impression d’être contraintes, ni exploitées, mais sont-elles informées des risques qu’elles prennent ? (cf. Les donneuses d’ovocytes ne peuvent pas donner un consentement éclairé)
L’avocate spécialisée en droit de la famille Cara Nuttall s’inquiète du manque de cadre légal et thérapeutique auquel ces étudiantes sont confrontées quand elles font prélever leurs ovocytes par des entreprises étrangères (cf. Don d’ovocytes : moins de 3% des femmes vont au bout du processus).
Source de la synthèse de presse : The Independent (25/08/2026)